Thirst, ceci est mon sang
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Titre original: Bakjwi
Catégories Drame , Fantastique
Année: 2009
Pays d'origine: Corée du sud
Durée: 133 minutes
Distribution: Le Pacte
Direction: Park Chan-wook
Casting:
Song Kang-Ho, Kim Ok-vin, Kim Hae-Sook, Shin Ha-Kyun, Park In-hwan
Date de sortie 30-09-2009
A voir en: salles
Site Officiel: www.thirst-lefilm.com
 
Synopsis:

Sang-hyun est un jeune prêtre coréen, aimé et respecté. Contre l'avis de sa hiérarchie, il se porte volontaire pour tester en Afrique un vaccin expérimental contre un nouveau virus mortel. Comme les autres cobayes, il succombe à la maladie mais une transfusion sanguine d'origine inconnue le ramène à la vie. De retour en Corée, il commence à subir d'étranges mutations physiques et psychologiques : le prêtre est devenu vampire. Mais la nouvelle de sa guérison miraculeuse attire des pélerins malades qui espèrent bénéficier de sa grâce. Parmi eux, Sang-hyun retrouve un ami d'enfance qui vit avec sa mère et son épouse, Tae-Ju. Il succombe alors à la violente attirance charnelle qu'il éprouve pour la jeune femme...





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L'avis de Yanick "Wolverine" Ruf : Voici la vision de Park Chan Wook du mythe du vampire. Et quelle vision !

Comme d’habitude, le réalisateur a voulu frapper fort et a donc décidé de mettre carrément un prêtre dans le rôle du suceur de sang ! Voilà qui est original. Le film se déroule lentement, comme à son habitude pour nous amener à un final somme toutes assez décevant car déjà vu (mais je ne peux pas vous dire dans quel film pour ne pas vous gâcher la surprise). Mis à part ce petit point faible, tout le reste est éblouissant.

Francis Ford Coppola nous avait dit il y a quelques années déjà que l’amour est éternel, Park Chan Wook nous le confirme ici. Loin d’être une simple histoire de vampires, Thirst est une belle histoire d’amour. Amour et déchirement. En effet, l’appétit sexuel est décuplé par la transmutation. On assiste donc à des scènes sensuellement torrides, qui alternent avec les passages gore, à la limite du soutenable.

Côté maquillages, rien à redire donc, de même que pour l’excellente réalisation. Par contre, pour les effets spéciaux, on voit clairement que les acteurs ne volent pas le plus naturellement possible (comme on essaie de le faire dans beaucoup de films). On « sent » en effet la présence des câbles, mais cela ne gène en rien, et donne même un petit air comique.

Dommage qu’il y ait si peu de copies en France (seulement 75) pour ce film du "Tarantino coréen" comme on le surnomme déjà un peu partout, car il mérite d’être vu. En plus, heureusement pour nous, il est uniquement diffusé en version originale: on n’aura donc pas droit  à un doublage lamentable comme trop souvent...

 


L'avis de Fabien


L’iconoclaste réalisateur de Old boy revient, après la fantaisie surréaliste Je suis un cyborg (2007), avec une variation surprenante sur le thème du vampire (après une infection un prêtre succombe aux plaisirs charnels) couplée à une relecture personnelle du Thérèse Raquin de Zola.


Après une heure très maîtrisée, riche sur le plan dramatique, sensuel et visuellement stimulante, Park Chan-Wook adopte des choix narratifs curieux en jonglant dangereusement entre le fantastique poétique, le gore comique, la romance morbide. Ce parti pris narratif guidé par l’outrance et l’excentricité est à double tranchant : certains aimeront se perdre avec délectation dans ce tourbillon visuel et émotionnel de la deuxième partie quand d’autres seront déroutés par une accumulation de situations qui flirtent avec le grotesque quand d’autres peinent à trouver une justification dans la conduite du récit.

Ainsi ce mix très casse gueule a pour effet de déséquilibrer la structure du film qui aura du mal à s’en relever nonobstant un final splendide empli d’un romantisme noir tragique et bouleversant qui justifie à lui seul la vision de ce long métrage qui ne manque pas de mordant.

L’extraordinaire vitalité qui parcourt tout le film comme le talent de ses deux comédiens principaux ont pour effet de maintenir l’intérêt parfois fluctuant devant quelques dispersions.


En l’état malgré des baisses de rythme à mi parcours et un statut hybride à la frontière de plusieurs genres qui peut dérouter ce Thirst est suffisamment original et audacieux pour justifier la visite de cet univers singulier récompensé par un Prix du jury au dernier festival de Cannes.

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9.77/10

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