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Zero Theorem

 

 
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Titre Original: The Zero Theorem
 
Durée: 106 min
 
Date de sortie: 25/06/2014
 
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Posted 1 juillet 2014 by

 
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Londres, dans un avenir proche. Les avancées technologiques ont placé le monde sous la surveillance d’une autorité invisible et toute-puissante : Management. Qohen Leth, génie de l’informatique, vit en reclus dans une chapelle abandonnée où il attend désespérément l’appel téléphonique qui lui apportera les réponses à toutes les questions qu’il se pose. Management le fait travailler sur un projet secret visant à décrypter le but de l’Existence – ou son absence de finalité – une bonne fois pour toutes. La solitude de Qohen est interrompue par les visites des émissaires de Management : Bob, le fils prodige de Management et Bainsley, une jeune femme mystérieuse qui tente de le séduire. Malgré toute sa science, ce n’est que lorsqu’il aura éprouvé la force du sentiment amoureux et du désir que Qohen pourra enfin comprendre le sens de la vie…

 

Avis de Manuel Yvernault :

Un nouveau Terry Gilliam c’est un peu comme la découverte d’un cadeau de Noël. On l’attend impatiemment, mais en grandissant on affiche une drôle de mine, une fois ouvert, devant un globe terrestre qui s’illumine ou un pull tricoté mains qui devait tant nous faire plaisir.
Malgré toute l’affection qu’on porte au cinéma de Terry Gilliam, (immense affection même), l’objectivité nous pousse à ne trouver ses derniers films que passable. Bien sûr, en regardant de plus près chacun garde quelque chose de très intéressant mais l’ensemble finit par ressembler à un drôle de capharnaüm. Il faut probablement remonter à 1998 et Las Vegas Parano pour identifier un film du cinéaste qui «ressemblait» encore à quelque chose. Non pas que les autres soient irregardables mais bien en-dessous de ce que le cinéaste nous a offert pendant des années.
Zero Theorem argumente hélas à nouveau la théorie des films ratés du metteur en scène. Si les gênes d’un esthétisme totalement loufoque sont bien présents (décor et costumes notamment), ils font office de cache misère d’un propos redondant.




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Ce dernier est loin d’être inintéressant, l’individu isolé dans la profusion des réseaux sociaux (résonance lointaine et clin d’œil à Brazil), ne suffit pas à donner au film une ampleur suffisante. Pire, de ça, naît la frustration d’effleurer un thème, comme plusieurs, sans jamais ne savoir quoi en faire.
A croire que Terry Gilliam choisit délibérément de se tirer une balle dans le pied. Ne sachant comment se sortir de ses propos et de sa cinématographie. La faute n’est bien sûr pas pleinement à imputer à un budget réduit, mais surtout à l’incapacité de son auteur à se renouveler, voire simplement à faire de l’efficace tout en restant dans la complexité de fond.
Il serait trop simple de critiquer dans son ensemble le film, probablement du à un regain de subjectivité, car on sent la matrice naissante de son/ses propos. Plein d’idées fusionnent dans Zero Theorem mais n’arrivent jamais à leur conclusion. Elles se répètent même en boucle et procure un ennui certain au spectateur même le plus attaché à l’auteur. C’est presque blessant venant d’un tel metteur en scène, si on met de côté une grande part d’indulgence, ce dernier film semble être une parodie de lui-même, très loin d’un pied de nez hollywoodien comme certains voudront nous le faire croire. Et pourtant on tend encore à lui donner une dernière chance comme si son passe droit n’était pas encore arrivé à échéance ; mais de peu.

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La date limite de ses films commencent à venir à son terme et ce dernier essai en est le plus simple reflet. Ici encore, les acteurs naviguent à vue et font ce qu’ils peuvent pour se débattre dans les décors «gilliamiens». Christopher Waltz n’inscrira donc pas sa prestation au panthéon de ses plus belles réussites quant à Mélanie Thierry elle écope tout juste de la mention passable.
On comprend bien le propos qui fonctionne quelques minutes, critique sociale d’une société esclave de la technologie (on sourit, sans ironie) ainsi que l’éternel Gilliam touch d’une fable futuriste totalement loufoque. Mais avoir les idées ne signifie apparemment plus savoir les créer. Ce qui est bien dommage.
Reste au final une petite note positive dans le coin de notre tête sur le côté déjanté du film, foutraque et totalement utopique mais cette fois, comme les précédentes, ce n’est pas assez pour adhérer. Comme pour ses personnages le spectateur, lassé, perdu, finit par lâcher prise des films et bientôt de son auteur.


zast

 


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