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World War Z

 

 
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Durée: 116 min
 
Date de sortie: 03/07/2013
 
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Posted 23 juillet 2013 by

 
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Un jour comme les autres, Gerry Lane et sa famille se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos…

Les gens s’en prennent violemment les uns aux autres et un virus mortel semble se propager. Les êtres les plus pacifiques deviennent de redoutables ennemis. Or, les origines du fléau demeurent inconnues et le nombre de personnes infectées s’accroît tous les jours de manière exponentielle : on parle désormais de pandémie. Lorsque des hordes d’humains contaminés écrasent les armées de la planète et renversent les gouvernements les uns après les autres, Lane n’a d’autre choix que de reprendre du service pour protéger sa famille : il s’engage alors dans une quête effrénée à travers le monde pour identifier l’origine de cette menace et trouver un moyen d’enrayer sa propagation…

 

 

L’avis de Fabien

Le phénomène zombie ne s’étant jamais aussi bien porté, de la série TV avec The walking dead au cinéma à toutes les sauces (Je suis une légende, Zombieland ou bien Warm bodies parmi les récents succès du genre) en passant par le jeu vidéo avec The last of us, l’adaptation du best-seller éponyme de Max Brooks World War Z était très attendue. Une attente teintée d’inquiétude pour les fans du bouquin et du genre zombiesque au vu des rumeurs inquiétantes sur les nombreux soucis de production qu’aura connu le film de Marc Foster : chef opérateur remplacé pendant le tournage, rumeurs de mésentente entre le réalisateur et sa star Brad Pitt également producteur via sa société Plan B, quatre semaines de prises de vue additionnelles après un premier montage non satisfaisant…

Loin de la catastrophe annoncée, World War Z s’avère un bon film post-apocalyptique avec des zombies, une aventure à l’échelle du globe en flux tendu porté par un Brad Pitt de tous les plans entre Contagion pour la mondialisation de l’épidémie mortelle et 28 jours plus tard pour la férocité de la menace zombiesque.

Au sujet de la représentation du zombie, le film de Foster montre des infectés cavalant comme des sprinters jamaïcains, loin des créatures aux gestes lents des films de Romero, capables de former une pyramide de mort-vivants pour franchir le mur de Jérusalem. Le choix d’une représentation en groupe, une horde rapide et menaçante saisie dans les trois-quarts du métrage dans des plans larges, permet de livrer un film tout public en terme de violence. Les puristes du genre regretteront peut-être l’absence de gore, ici pas de membres déchiquetés, de geysers de sang; l’action est rapide passant d’une victime à l’autre dans plusieurs pays avec des zombies en images de synthèse dans les plans larges avec une masse compacte en action ou avec des effets de maquillage réussis pour les plans moyens ou gros plans présents dans la dernière partie mettant en scène des individus isolés, amorphes car non provoqués.

Des Etats-Unis à la Nouvelle Ecosse en passant par La Corée et Israël, Gerry Lane, le personnage interprété par Brad Pitt, est en effet embarqué malgré lui (il reprend du service suite à un chantage) dans une course contre la montre pour trouver un remède à l’épidémie. Les problèmes de production, un budget lourd avec de nombreux décors et des soucis de scénario qui ont nécessité des reshoots, ont pour effet cette sensation de  zapping touristique, présente à la vision de Quantum of solace du même Foster tourné sans scénario abouti, comme la disparition brutale de bons acteurs dans le montage final (Matthew Fox et James Badge Dale, sacrifiés sans pitié). Si un souffle tragique a du mal à s’installer, le récit fonctionnant comme une juxtaposition de blocs de séquences d’action musclées avec Brad Pitt au centre survivant à tous les périls ( l’humanité étant représentée par quelques visages vite oubliées), le rythme soutenu conduit rapidement Gerry Lane et le genre humain vers une issue provisoire à ce mal zombiesque.

Les séquences d’action s’avèrent efficacement spectaculaires, avec des plans marquants (une pyramide de zombies à l’assaut du mur de Jérusalem, une explosion dans un avion en plein vol éparpillant une meute enragée de zombies) mais sont trop compactes pour déployer une tension dramatique dévastatrice. Mais la dernière séquence située dans un labo en Nouvelle- Ecosse permet de conclure de manière convaincante le parcours émotionnel du personnage de Brad Pitt.

La star américaine est très bien en père de famille soucieux pour le bien être des siens et fatigué par la violence de ce monde qu’il a côtoyée trop longtemps alors qu’il était employé des Nations Unies. Son excellente interprétation est le ciment de ce sympathique récit d’apocalypse zombiesque qui devrait connaître une suite au cinéma vu les bons scores enregistrés au box-office us.

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L’avis de NicoH :

Après une attente qui n’a cessé de s’intensifier depuis la toute première bande-annonce nous montrant les vagues de zombies, World War Z pointe enfin le bout de son nez. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’attente valait le coup d’œil.

Car oui, en cette période où les blockbusters alignent les déconvenues (Man of Steel, Iron Man 3), WWZ a d’emblée un mérite : ne pas décevoir. Toutes proportions gardées, hein ! On est pas venu voir le scénario du siècle, mais des hordes de zombies, des vraies. De celles qui s’empilent comme une armée de fourmis pour se hisser à des hauteurs vertigineuses ou qui se répandent en ville comme un tsunami, bouffant tout le monde (ou presque) sur leur passage. Et de ce côté, le contrat est largement rempli, les stars du film étant incontestablement ces infectés new-age très bien maquillés ou modélisés et qui, en plus, ont le mérite de filer régulièrement les chocottes, même si on est pas non plus dans REC. Pour le reste par contre, le constat sera plus mitigé.

Côté casting par exemple, Brad Pitt semble en pilotage automatique et ne parvient jamais à s’accaparer la pleine attention du spectateur captivé par les morts-vivants. Le reste des acteurs étant évidemment en retrait de la star, le constat sera le même, même si certains tirent leur épingle du jeu (David Morse et surtout la jeune militaire incarnée par l’inconnue Daniella Kertesz, à suivre de près).




Avec le recul, il semble néanmoins difficile de complètement jeter la pierre au casting tant il se révèle que c’est dans le scénario que réside le réel problème. Car passé la première demi-heure très réussie, le film enchaîne les scènes comme le héros enchaîne les voyages : avec un but en tête, mais sans clairement savoir comment l’atteindre, jusqu’à ce qu’une idée soudaine le mène à sa prochaine destination. Et l’intrigue pourtant prometteuse de lentement s’essouffler jusqu’à passer elle-aussi en pilotage automatique tout en se permettant des facilités scénaristiques plus ou moins osées. Rien de grave, mais suffisamment gênant pour empêcher le film de devenir une vraie réussite du genre, un peu à la manière de Je suis une Légende (en beaucoup moins décevant, quand même).

On espérait un film de zombies ultime, World War Z ne sera au final qu’un blockbuster estival de plus, mais un bon ! Un de ceux qui nous en filent plein les mirettes (secondé par une 3D réussie), offrant quelques scènes diablement réussies, mais qui manque malheureusement d’une réelle profondeur pour sortir de son statut de simple machine à billets verts. Mais considérant les déceptions récentes (on revient à Man of Steel), il serait injuste de bouder son plaisir.

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L’avis de Manu Yvernault :

Marc Foster est devenu un faiseur à Hollywood. Ce genre même de réalisateur qui sait mettre en scène les désirs des studios. Or, à ses débuts, Marc Foster a quand même livré quelques films beaucoup plus personnels (A l’ombre de la haine, Nerverland) qui auraient pu lui permettre de s’inscrire dans un cinéma différent que le cinéma dans lequel il semble s’être figé (Quantum of Solace, Machine Gun). Des films sans vraie mise en scène et sans l’âme qui pouvaient transparaître dans ses premières œuvres. Peu étonnant donc de le voir à la barre de l’adaptation du roman de Max Brooks, pur projet de studio, projet mercantile avant tout.

Au scénario, Matthew Michael Carnahan, peu enclin à des scripts de qualité (Lions et agneaux, Le royaume). Ajoutons à cela les problèmes de production, le changement de scénariste et le besoin de retourner certaines scènes, rien de bon ne semblait se dessiner avant la sortie du film.

Et finalement, World War Z s’avère être un honnête divertissement.

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Le film ne s’embarrasse pas de scènes d’exposition à rallonge, on rentre vite au cœur de l’action, l’ensemble prend un véritable rythme et ne ralentira que très rarement. Pour un blockbuster, c’est déjà une très bonne base. Pour le reste, l’histoire et ses quelques retournements de situations, tout ayant déjà été fait, nous ne sommes bien sûr plus dans la surprise. Marc Foster mise donc sur l’efficacité, même partielle, de sa mise en scène pour donner un intérêt certain à son film. Si elle n’a pas l’impact d’un blockbuster du type Man of Steel, on se surprend à être pris pas l’énergie que le film renvoie, grâce à fil conducteur bien amené et une réalisation frénétique.

Si la réalisation, malgré son énergie, reste dans les sentiers battus, le film n’oublie tout de même pas de questionner le spectateur sur la tournure du monde, son fonctionnement et le cataclysme vers lequel il pourrait tendre. Peut-être un peu trop d’ailleurs, puisque on tombe facilement dans l’exagération et l’accumulation de catastrophes.

Comme bien souvent dans le genre, on met en lecture de fond la critique d’une société, même si contrairement à George Romero on ne critique pas ouvertement la collectivité,  mais on tente d’appuyer sur les dérives de l’homme et l’avenir de la planète.

Si la force d’un film se joue souvent sur plusieurs éléments, on doit relever que l’interprétation de Brad Pitt devient ici majoritaire dans la réussite de l’œuvre. Fidèle à lui-même, le comédien offre une composition très juste et apporte le parfait équilibre entre le charisme et la simplicité héroïque que son personnage demandait. Il joue comme à son habitude mais avec toujours la même efficacité.

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Côté effets spéciaux, là également si on ne passe pas par la case révolution, tous les zombies sont assez crédibles et ne gênent en rien la crédibilité des scènes d’actions, dont certaines sont relativement impressionnantes.

Classique dans sa forme et dans son fond, World War Z s’avère être un divertissement assez basique mais finalement efficace. Blockbuster qui ne flirte pas avec le grandiose et qui ne force pas la démesure. Choix finalement assez judicieux puisque payant par la simplicité qu’il déploie et la pertinence de son rythme. World War Z réussit donc honorablement à remplir son statut de divertissement dans cette période estivale où certains se sont déjà complètement planter (After Earth, White House Down, The Lone Ranger), c’est un moindre mal.

 


Fabien Brajon

 


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