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Trance

 
 
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Titre Original: Trance
 
Durée: 95 min
 
Date de sortie: 08/05/2013 (salles) - 10/09/2013 (vidéo)
 
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Posted 13 septembre 2013 by

 
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Commissaire-priseur expert dans les œuvres d’art, Simon se fait le complice du gang de Franck pour voler un tableau d’une valeur de plusieurs millions de dollars. Dans le feu de l’action, Simon reçoit un violent coup sur la tête. À son réveil, il n’a plus aucun souvenir de l’endroit où il a caché le tableau. Ni les menaces ni la torture ne lui feront retrouver la mémoire. Franck engage alors une spécialiste de l’hypnose pour tenter de découvrir la réponse dans les méandres de l’esprit de Simon…

 

 

L’avis de Stéphane :

Trance est le nouveau film de Danny Boyle a qui l’on doit des longs métrages comme 127 heures, Slumdog Millionaire ou 28 semaines plus tard. C’est encore la violence et la ville de Londres qui seront mises en valeur dans un scénario qui, avouons le, est assez alambiqué.

En effet, l’histoire n’est pas aussi simpliste qu’elle en a l’air et on peut dire que le trio d’acteurs James McAvoy, Vincent Cassel et Rosario Dawson sont parfaits pour embrouiller volontairement le spectateur.  Il faut avouer que ces trois acteurs sont vraiment crédibles et excellents.

Danny Boyle aime manipuler le spectateur comme le fait Rosario dans son rôle d’hypnothérapeute. Trance n’est pas un simple film de vols de tableaux mais il est plus que cela, un regard intelligent sur la manipulation psychologique.

D’ailleurs, nous passerons les incohérences au niveau scénaristique (il y en a) car ce film noir est vraiment bien conçu pour tenir en haleine le spectateur.

Trance est vraiment intéressant mais c’est un film violent avec lequel le spectateur devrait passer un bon moment.

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L’avis de Manu Yvernault : 

Nous avons connu Danny Boyle la plupart du temps en très grande forme. Metteur en scène multi genres, le réalisateur britannique a su se faire un nom entre cinéma « culte » (Trainspotting), « tendance », même si l’essai était raté (La plage) et maître d’œuvre de films à Oscars (Slumdog Millionaire, 127 Heures). La mise en œuvre des derniers Jeux Olympiques c’est encore lui.

Il s’autorise presque tout, alors quand ce dernier veut réaliser un thriller psychologique, on se dit pourquoi pas. Si dans l’ensemble Trance séduit par son puzzle psychologique, le film, sur sa fin notamment, peine à tenir sur la longueur.

Dans ce classique jeu de dupes où chacun cherche à doubler l’autre, une certaine efficacité, surtout visuelle, transparaît au premier abord. Ensuite, une fois le spectateur invité à visiter les méandres de l’hypnose, plusieurs séquences perdent de leur efficacité.

Malgré quelques facilités et clichés scénaristiques, la mise en scène de Danny Boyle étaye parfois l’ensemble. Pour cela il faut accepter ses tiques de mise en scène, à la grammaire cinématographique qui s’égare cependant trop de l’essentiel. Le réalisateur aime jouer, expérimenter autant les nouvelles technologies (dernières caméras) que les effets de style parfois mal venus. Ce n’est pas nouveau chez Danny Boyle, on identifie presque sa patte. De là à dire que c’est du grand cinéma, il y a une marche. Cela reste tout de même assez malin et parfois osé pour attirer l’attention. Or, les limites de ce maniérisme cinématographique atteignent leurs seuils dans un dernier quart d’heure où on flirte facilement avec un surréalisme de pacotille. Les nombreux twists, peu surprenant au demeurant, clouent le film dans les abysses de la Tamise. Reste au final les quelques morceaux de puzzle mal agencés dont le spectateur devra faire le tri pour ne pas rejeter complètement ce qu’il vient de voir.

Les comédiens dans leur majorité se dessinent comme ils peuvent au travers ce scénario. Rosario Dawson n’en fait pas trop, Vincent Cassel finit par ne plus cabotiner à l’internationale, très juste dans son rôle par ailleurs et James McAvoy poursuit sérieusement la suite de sa carrière.

Après un début encourageant, surchargé par une énième voix-off (N.B : merci au prochain metteur en scène d’utiliser cet effet avec retenue), le film prend des allures de jeu malin dont trop de réalisateurs se sont déjà déjoués (on pense au récent Inception). Il est alors bien difficile à Danny Boyle de proposer une histoire totalement originale jusqu’à son dénouement. En étant peu exigeant on prendra un malin plaisir à se laisser porter par ce jeu, malgré certaines incohérences, aidé par un casting s’il n’est pas 4 étoiles a le mérite de ne pas se perdre. Probablement dû à un réalisateur qui, quand il ne réussit pas sa mise en scène, a souvent le mérite de bien diriger ses comédiens. Trouver cette dernière qualité à Trance, nous force admettre que le jugement porté à son dernier film est finalement purement subjectif, principalement dû à la filmographie passée du réalisateur. On lui pardonnera donc cette erreur en espérant qu’il se rattrape très vite sur son prochain projet, Porno, la suite de Trainspotting, toujours adapté du roman d’Irvine Welsh. Retour aux bases.




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L’avis de Fabien

L’éclectique Danny Boyle, après les Oscars de Slumdog Mililionaire et la mise en scène des derniers JO, revient au cinéma de ses débuts, celui nerveux, violent et trash de Petits meurtres entre amis et Trainspotting, avec le thriller psychologique Trance.

L’aspect puzzle de l’intrigue qui navigue entre film de casse, thriller paranoïaque et film noir au gré de cette plongée trouble dans les méandres de l’esprit d’un sujet torturé (le personnage de Simon comme bien d’autres dévoile son vrai visage peu à peu) procure une sensation jubilatoire. Danny Boyle s’amuse en effet à jouer avec les facettes de ses personnages, les différents niveaux de lecture où les souvenirs se confondent avec la réalité, les retournements de situation jusqu’à un final particulièrement violent. Sa mise en scène très stylisée illustre avec des filtres colorés, des images au bords déformés et son jeu de reflets le trouble d’une personnalité à la mémoire fracturée et une réalité étrange où les faux-semblants sont légion.

Dans le rôle de ce commissaire priseur peut-être pas aussi irréprochable qu’il paraît, l’écossais James McAvoy s’avère très convaincant face à Vincent Cassel en truand à la classe française et Rosario Dawson sexy en diable dans un rôle complexe de thérapeute.

Avec sa mise en scène viscérale et très élaborée au service d’un scénario malin, Danny Boyle réussit à hypnotiser et égarer le spectateur dans l’écheveau narratif et l’inquiétante réalité de ce Trance qui au final se révèle surprenant et jubilatoire.

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Test blu-ray

Images au piqué acéré, à la riche colorimétrie associées à une piste audio anglaise bien dynamique avec multitudes d’effets et une musique signée Rick Smith d’Underworld : l’expérience en hd de Trance est à recommander!

Bonus

Cette édition blu-ray FPE est bien garnie en suppléments, Danny Boyle entretenant un partenariat de longue date avec la Fox les éditions vidéos de ses films sont toujours de qualité!

Tout d’abord le making of, complet et structuré en quatre parties (37′), traite de l’envie de l’équipe de moderniser le film noir, du sujet central de l’hypnothérapie, l’esthétique du film et le montage final.

Des scènes coupées (17′), pas de scènes inédites mais quelques secondes et plans non intégrés au montage final, sont ensuite proposées.

Puis nous est faite une sympathique rétrospective de la carrière de Danny Boyle (15′).

Enfin une intéressante conférence de presse à Paris en avril 2013 (14′) boucle cette interactivité bien ficelée.

 


zast

 


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