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The Last of Us (PS3)+ DLC Left Behind + Remastered (PS4)

 

 
Overview
 

Genre:
 
Date de sortie: 14/06/2013
 
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Posted 5 août 2014 by

 
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MAJ: Test de « Left Behind » et « The Last of Us Remastered » en bas de page.

Nouveau bébé des créateurs de Crash Bandicoot, Jak & Daxter et Uncharted, The Last of Us sort enfin dans les bacs. L’occasion pour nous de vous offrir un bref avis sur ce qui est disons-le d’emblée, un véritable must-have d’une console qui en a encore définitivement sous le capot.

L’avis de NicoH :

Première qualité du soft (pas la principale, mais celle qui risque de vous valoir quelques nuits courtes), c’est sa durée de vie. Tout bonnement impressionnante pour un jeu de ce genre, les heures s’écoulent les unes après les autres de manière étonnante (pour un joueur habitué aux campagnes bâclées de huit heures), le temps se faisant même oublier par moments. Et lorsque le pourcentage de progression nous indique que nous sommes tout juste à la moitié du jeu (comptez entre quinze et vingt heures pour le finir), on mesure alors combien l’on est embarqué dans une histoire qui ne nous laissera pas indemne.

Car c’est sans doute là le point fort de The Last of Us : son histoire. S’inscrivant tout droit dans l’évolution narrative du studio, du cartoon enfantin de Crash Bandicoot vers des histoires plus adultes à la Uncharted, The Last of Us nous offre une histoire véritablement mature. Sérieuse de bout en bout, souvent réellement dramatique (le prologue assez couillu donne le ton), mais toujours captivante, l’intrigue parvient à nous plonger littéralement dans ce monde dévasté par l’infection, aux forts accents de Je suis une Légende, La Route ou encore les Fils de l’Homme. Mais surtout, et c’est là qu’on reconnait la patte de Naughty Dog, les personnages bénéficient absolument TOUS d’un soin tout particulier, leur procurant un attachement immédiat du joueur. Et comme vous vous doutez bien que tout ce beau monde ne sortira pas indemne de cet enfer pour aller courir nu dans les champs de fleurs, préparez-vous à plusieurs bonnes claques au fil de l’aventure.

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Une aventure où le gameplay, dont on craint dans les premiers niveaux qu’il se résume à un enchainement de QTE à la Heavy Rain (il n’en est rien, rassurez-vous), se dévoile comme un véritable plaisir de joueur. Un plaisir qui réside dans la liberté, non pas de l’environnement (le tout est assez linéaire), mais des possibilités d’approche, où vous pourrez autant envisager la confrontation directe et musclée que l’infiltration et l’élimination en finesse. Alors certes, les Hardcore gamers du Nord trouveront toujours à pester contre un gameplay un poil assisté, y compris dans le système d’inventaire et de création d’objets, un modèle de simplicité mais on leur répondra que les développeurs ont trouvé le juste milieu entre le plaisir du joueur et du spectateur. Car plus encore qu’avec Uncharted, le gameplay est véritablement au service de l’histoire, et non l’inverse.

Un mot également sur les graphismes, qui témoignent de tout le savoir-faire acquis sur la saga de Nathan Drake. L’aventure variant autant les décors que les saisons, autant vous dire tout de suite que vous allez en prendre plein les mirettes et il ne sera pas rare de s’arrêter en cours de route pour observer les environs…. Alors certes, plusieurs bugs sont au rendez-vous (reflets étranges dans les vitres et les mares, ennemis qui traversent le plancher, objets en lévitation, bugs de checkpoints…) mais ceux-ci sont malgré tout assez rares sur la durée du soft et ne ternissent absolument pas l’intensité de l’expérience.

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Pour finir, impossible de laisser la musique sous silence. Composée par Gustavo Santaollala (à l’œuvre sur Brokeback Mountain), la BO est absolument sublime et joue pour beaucoup dans l’ambiance si particulière du soft, à tel point qu’on sera régulièrement tenté de lâcher la manette pour s’en délecter pleinement. Du grand art, on vous dit.

On le redit, The Last of Us s’impose déjà comme l’un des hits majeurs de la console. Un aboutissement autant qu’un renouveau pour son studio, qui tient assurément là une nouvelle franchise majeure pour les années à venir, et un indispensable à posséder absolument.




PS : Un conseil : jouez seul dans le noir, sensations garanties !

MAJ : Test du contenu téléchargeable Left Behind.

8 mois après sa sortie, The Last of Us s’offre un contenu téléchargeable destiné à prolonger l’expérience du solo. Baptisé Left Behind, ce DLC est un double petit événement en soi. Double car non seulement il permet de retrouver ces personnages (enfin, surtout Ellie) que tant de joueurs ont fini par aimer, mais il représente également la première incursion du studio Naughty Dog sur le terrain glissant des DLC dédié au mode solo (pour mémoire, les Uncharted et TLOU n’avaient jusqu’ici bénéficié que de DLC dédiés au mode multijoueurs). Alors, verdict ?

Disons-le tout de suite : si vous avez adoré TLOU autant que nous, ce DLC ne vous laissera vraiment pas de marbre. En effet, après tout ce temps, retrouver Ellie dans une nouvelle aventure partagée en 2 segments entrelacés (l’un faisant office de préquelle à son aventure avec Joel, l’autre s’inscrivant au coeur de celle-ci) est un plaisir qui fait chaud au coeur. Marque des grands jeux, et malgré un début assez laborieux, on retrouve d’ailleurs très rapidement nos marques, tant scénaristiques qu’en termes de gameplay.

Alors certes, pour peu que vous n’ayez pas retouché au jeu original depuis un moment, les premières rencontres avec les infectés ne se feront pas sans heurts, mais c’est finalement très vite que les réflexes d’antan reviennent aux mains et à la manette. Il faut dire que les différences avec l’aventure principale ne sont finalement pas légions, et à l’exception d’excellents passages impliquant des pistolets à eau ou un jeu de combat, les nouveautés se révèleront assez minimes. Par contre, si la partie « préquelle » se justifie à elle-seule en tant que DLC, on regrettera que la partie « présent » n’ait pas été intégrée au jeu d’origine tant elle y aurait sincèrement eu sa place. On saluera néanmoins le level design de cette partie qui permettra de faire s’entretuer les infectés et les ennemis humains, principe simple et efficace dont on regrettera qu’il n’ait pas été intégré dès le début au jeu d’origine.

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Un jeu d’origine qui, pour mémoire, nous avait bluffé autant par ses séquences de gameplay que par son scénario. Si le premier point pourra en décevoir certains par le manque de diversité des séquences « musclées », force est d’admettre que le scénario reste fidèle à lui-même et parvient presque à atteindre de nouveaux sommets d’émotion et de maturité. On en dira pas plus pour ne pas spoiler, mais si la partie « préquelle » ne vous offrira que peu d’affrontement avec les infectés, c’est pour mieux développer ses deux héroines Ellie et Riley. Les développer, non pas à travers les combats, mais à travers leurs yeux d’enfants où même dans un monde dévasté, le moindre élément peut devenir prétexte à l’amusement et à l’évasion. Le tout en abordant avec maturité et poésie des thèmes allant de la mort aux amours adolescents (en se permettant même un joli coup de pied au cul de certains un peu trop conservateurs). Le scénario, la vraie force de Naughty Dog !

On le redis, ce DLC est une vraie petite réussite. « Vraie réussite » car il nous replonge dans tout ce que nous avions adoré dans The Last of Us, que ce soit en termes de gameplay ou de scénario. « Petite » car malgré tout, ce plaisir a un prix (15e) et vu la durée de vie un peu chiche (comptez 2 à 3h selon la difficulté), certains risquent de grincer des dents, surtout si votre principale motivation réside dans les affrontements avec les infectés. Maintenant, soyons clairs: certes, l’expérience est un peu chère au regard de sa durée de vie. Mais l’émotion qu’elle a à offrir le mérite sincèrement, prolongeant et enrichissant l’expérience de The Last of Us d’une fort belle manière. On attend désormais plus qu’une chose : un 2e volet !

MAJ : Test de The Last of Us Remastered (PS4)

Un an après la sortie de The Last of Us, véritable chant du cygne de la PS3, Sony et Naughty Dog profitent de l’arrivée de la PS4 pour nous offrir un portage de leur bébé accompagné de tout ses DLC, Left Behind inclus. « Portage » est d’ailleurs un mot que nous ne choisissons pas au hasard. En effet, si le terme « Remastered » pouvait laisser espérer une refonte du jeu afin de coller un peu plus à ce que nous attendons de la next-gen, il n’en est malheureusement rien ou presque.

Alors oui, certaines textures ont gagné en finesse et les visages des héros semblent plus expressifs et détaillés que jamais. Mais dans l’ensemble, il faut bien avouer que l’on ressent une certaine déception au niveau technique tant les différences ne sautent pas aux yeux comparé à la version PS3, en tout cas pas au point de justifier ce fameux titre de « Remastered » (à appellation similaire, remember le travail abattu sur Ducktales Remastered). Pire, du fait des possibilités techniques plus poussées de la PS4 par rapport à sa grande soeur, certains éléments d’arrière-plan qui étaient autrefois très discrets nous irritent à présent la rétine, à l’image de ces immeubles qui prennent de faux airs de vulgaires Légo ou de ces arbres au loin qui apparaissent en lévitation. Mais le pompon est atteint lors des passages impliquant les fameux nuages de spores (voir photo ci-dessous): désormais, il faudra jouer ces phases en supportant d’ignobles et épaisses volutes de fumée colorée qui vous empêcheront de voir à 3cm devant vous ! Difficile de savoir si il s’agit là d’un choix artistique assumé ou d’un level designer ayant eu la main lourde sur un réglage dans le moteur du jeu, mais en l’état, on se demande encore comment ces phases ont pu franchir les tests sans problèmes. Quant au mode 60fps tant fantasmé, il propose certes une plus grande fluidité dans le jeu, mais certains lui préféreront le mode 30fps, plus « cinématographique » (mais il s’agira là du même débat qui avait opposé en son temps les spectateurs du Hobbit et de son image HFR). A noter la présence d’un mode photo accessible en appuyant sur L3 en cours de jeu, offrant un éventail d’options assez sympathique même si on reste dans une veine « gadget ».

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Quoiqu’il en soit, ne vous y trompez pas : si le paragraphe précédent témoigne d’une certaine déception au niveau technique pour de la PS4, le principal intérêt des jeux de Naughty Dog n’a jamais été là. The Last of Us reste encore et toujours la même perle emplie d’émotion qui justifiait en son temps l’achat d’une PS3, et dont les qualités vantées dans notre test de l’an dernier n’ont rien perdu de leur superbe. Certes, l’écrin pourra décevoir ceux qui espéraient un « véritable » titre next-gen, mais il faut davantage voir cette version Remastered comme un cadeau, une opportunité pour ceux qui étaient passés à côté de pouvoir s’essayer enfin à l’une des meilleures expériences à la fois vidéoludiques et cinématographiques de ces dernières années.


zast

 


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