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The House That Jack Built

 
 
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Durée: 155 min
 
Date de sortie: prochainement
 
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Posted 16 mai 2018 by

 
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États-Unis, années 70.
Nous suivons le très brillant Jack à travers cinq incidents et découvrons les meurtres qui vont marquer son parcours de tueur en série. L’histoire est vécue du point de vue de Jack. Il considère chaque meurtre comme une œuvre d’art en soi. Alors que l’ultime et inévitable intervention de la police ne cesse de se rapprocher (ce qui exaspère Jack et lui met la pression) il décide – contrairement à toute logique – de prendre de plus en plus de risques. Tout au long du film, nous découvrons les descriptions de Jack sur sa situation personnelle, ses problèmes et ses pensées à travers sa conversation avec un inconnu, Verge. Un mélange grotesque de sophismes, d’apitoiement presque enfantin sur soi et d’explications détaillées sur les manœuvres dangereuses et difficiles de Jack.

Film présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2018

L’avis de Fabien

7 ans après avoir été exclu du Festival pour son dérapage lors de la conférence de presse de Mélancholia, Lars Von Trier revient sur la Croisette, hors compétition avec The House That Jack Built, son dernier film, le plus extrême, malsain, clivant, soit l’histoire d’un serial killer sur une dizaine d’années, découpée en chapitres, 5 ‘ »incidents », meurtres. Jack ambitionne de faire de ses assassinats des oeuvres d’art et se fait appeler Mr.Sophistication.

Comme souvent dans la filmo du réalisateur danois il est question de souffrance physique (corps perforé, amputés) et psychologique (Jack est affublé de TOC et de pulsions meurtrières incontrôlables). Lars Von Trier n’a jamais été aussi loin dans la violence, complaisante, dans un geste artistique provocateur où le réalisateur donne à voir des mise à mort atroces touchant des femmes et des enfants, un crescendo dans l’horreur avec cette maison bâtie avec des cadavres congelés. Le récit des meurtres est entrecoupé d’une discussion en voix-off avec le mystérieux Mr Verge (Bruno Ganz), de disgressions sur Dieu, d’incrustation de tableaux, d’images d’archives (certaines très douteuses) et d’extraits de films de Von Trier lui-même (parallèle évident avec ce tueur qui se voit comme un artiste et la figure d’artiste torturé et sulfureux que le réalisateur s’est forgé au fil des années), un dispositif narratif pompeux pour tenter de la consistance à ce psychopathe rebutant interprété par Matt Dillon (opaque). Les personnages d’Uma Thurma et Riley Keough sont réduites à de la chair à découper, modeler comme un matériau pour Jack dont Von Trier raconte le parcours ultra-violent au moyen d’images gore complaisantes (un même plan montré deux fois) et parfois avec des fulgurances visuelles comme il a pû en livrer par le passé comme cet épilogue sous l’influence Andreï Tarkovski.

On est en droit de préférer les drames Breaking the waves et Mélancholia à ce The House That Jack Built, portrait ultra-violent d’un serial killer exécuté avec un geste provocateur lourdingue.


Fabien Brajon

 


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