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The Equalizer

 

 
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Durée: 132 min
 
Date de sortie: 01/10/2014
 
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Posted 20 octobre 2014 by

 
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Pour McCall, la page était tournée. Il pensait en avoir fini avec son mystérieux passé. Mais lorsqu’il fait la connaissance de Teri, une jeune fille victime de gangsters russes violents, il lui est impossible de ne pas réagir. Sa soif de justice se réveille et il sort de sa retraite pour lui venir en aide. McCall n’a pas oublié ses talents d’autrefois…
Désormais, si quelqu’un a un problème, si une victime se retrouve devant des obstacles insurmontables sans personne vers qui se tourner, McCall est là. Il est l’Equalizer…

Avis de Manuel Yvernault :

Nous avions laissé Antoine Fuqua aux portes de la série B, La chute de la Maison Blanche, Shooter, après quelques films à l’ambition un tant soit peu plus marquée comme Training Day.

C’est donc en plein milieu de l’antre film de genre (lettre B) que nous le retrouvons.

Rien n’a changé, ou presque, mais cette fois, en ligne de mire se présente Denzel Washington. Le constat semble simple : peu importe le personnage qu’il incarne, l’acteur au charisme fou impose de sa présence tous les plans du film.

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Si certains peuvent lui reprocher une mécanique de jeu représentée par certaines mimiques, ces dernières apparaissent comme un détail. Non, Denzel Washington ne surjoue pas, il joue de manière imprégnée tout simplement.

C’est donc sur ces larges épaules que The Equalizer repose avec fragilité. Fragilité car même si la mise en scène d’Antoine Fuqua semble reprendre de l’ampleur, soin du découpage, des cadres, du moins dans les deux premiers tiers du film, le reste s’inscrit dans le conventionnel. On peut cependant relever la musique d’Harry Gregson-Williams qui trouve le ton juste entre années 80 et bande son moderne, apportant ainsi une note marquée au film.

Mais en série B ce qui est conventionnel peut également être très efficace, c’est le cas ici. Bien sûr pour cela il faudra se détacher au maximum de tous aspects psychologiques (il n’y en a pas); le plaisir est purement visuel et dans le respect des codes. S’ajoute à cela le facteur nostalgie qui fait également partie du plaisir coupable que l’on peut projeter sur cette adaptation.

Loin d’être sans défaut, le côté invincible du héros pourrait forcer à sourire, mais c’est finalement la note participative dans l’intention de faire de The Equalizer une honnête série B.

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Là où la proposition du réalisateur s’avère intéressante c’est dans sa suggestion à faire endosser à son héros, aux portes du vigilante movie, le rôle d’un ange protecteur/rédempteur. Sans renier la violence du film, ce dernier l’est relativement, se dégage une sorte de puissance chimérique autour de Denzel Washington qui semble endosser l’habit d’un super héros inhabituel.

Fort de sa structure au plus proche des stéréotypes de la série B, The Equalizer sort du lot par l’énergie déployée dans la mise en scène d’Antoine Fuqua et dans son prisme, l’éclat d’interprétation de Denzel Washigton qui livre une fois de plus une prestation majeure. Sur l’étagère des productions qui tentent d’adapter des séries, le film fait figure de bel exemple simple et efficace qui réussit à transformer une série des années 80, en un long métrage, 30 ans plus tard ; plus long et plus moderne, avec les moyens et le ton de son époque.


zast

 


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