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Test Jeu : GTA 5 / Grand Theft Auto 5 (PS3/360/PS4/One/PC)

 

 
Overview
 

Genre:
 
Date de sortie: 17/09/2013
 
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Posted 10 octobre 2013 by

 
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Cinq années après la sortie de Grand Theft Auto 4, voilà que le cinquième volet de la saga pointe enfin le bout de son nez. Mais alors qu’ici on ne parle que des records explosés par les ventes, que là on parle des bugs du mode Online, qu’en est-il vraiment du jeu ?

L’avis de NicoH

NB: test de la version next-gen en fin d’article

On ne vous fera pas l’affront de présenter à nouveau Grand Theft Auto, cette saga offrant tant de possibilités au sein d’un seul et même titre qu’elle est devenue en quelques années un vrai qualificatif (le GTA-Like) pour un genre qui attirent désormais les plus grandes licences (de Metal Gear Solid à Assassin’s Creed). Il suffit pour cela de voir combien les mots « monde ouvert » étaient sur toutes les lèvres lors du dernier salon E3. Mais là où bon nombre de titres du genre se heurtent à l’ennui du joueur (c’est bien beau de faire des mondes toujours plus grands, mais encore faut-il qu’il y ait des choses à y faire), Grand Theft Auto peut se targuer de n’avoir jamais été pris à défaut sur ce plan. Et autant le dire, les choses ne changeront pas avec ce GTA 5.

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Immense, tout simplement, le monde de GTA 5 est surtout débordant de vie et d’activités diverses. Peu importe que vous arpentiez les rues de Los Santos (Los Angeles reconstituée), de sa campagne montagneuse ou de son désert, il y a toujours quelque chose à faire. Sport, chasse, activités nautiques, parachutisme,  plongée, balades aériennes, missions pour des tiers hauts en couleurs… Plus que jamais, l’accent a été mis sur le nombre et la variété des activités, et il faudra réellement le vouloir pour ne pas trouver son bonheur dans ce véritable supermarché des quêtes annexes qui exploite avec brio l’immensité de la carte du jeu.

Une carte qui, malgré sa taille et sa variété, parvient à pousser encore plus loin la qualité graphique de son titre. Pour ceux qui possèdent le quatrième volet, vérifiez : la différence est saisissante et pourtant, nous sommes bel et bien sur les mêmes consoles. Alors certes, Rockstar Games a eu l’occasion de ne pas se rouiller entre les deux opus grâce un certain Red Dead Redemption (qui semble avoir servi de base à GTA 5 pour la qualité bluffante des environnements sauvages, du cycle météo et surtout de l’eau), mais il n’empêche : graphiquement, et comme The Last of Us ou le très récent Beyond Two Souls, GTA 5 nous montre que les consoles actuelles en ont encore largement sous le capot.

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Il y a cependant un point qui pouvait soulever quelques doutes, c’est le choix de Rockstar de proposer non pas un, mais trois personnages principaux jouables. En effet, au-delà du genre dont il est le porte-étendard, chaque volet GTA s’est toujours illustré (depuis son passage à la 3D) par deux éléments majeurs : son héros et son histoire.  Et après les pérégrinations respectives de Claude, Tommy et C.J., puis de Niko, Johnny (qui fait ici un hilarant caméo) et Luis, ce sont désormais trois nouveaux visages (switchables à tout moment) qu’on nous présente simultanément. D’abord  le jeune Franklin, qui ne sera pas sans rappeler C.J. (le côté gansta-rap au grand cœur, sans doute). Puis Michael, gangster à la retraite forcée qui évoquera un mélange de Tony Soprano et de Neil McCauley (De Niro dans Heat). Et enfin Trevor, psychopathe totalement cynique et imprévisible, et sans doute le plus mémorable héros de toute la saga Grand Theft Auto. Outre leurs caractères à la fois opposés et complémentaires, chaque personnage se voit doté de caractéristiques propres (vêtements, coiffure, tatouages…) et d’un background particulier qui évoluera au fur et à mesure des missions.

Des missions qui, c’est peut-être une première dans la série, se révèlent quasiment toutes pertinentes vis-à-vis du scénario. Un scénario d’ailleurs génial (une habitude chez GTA) qui parvient à ne laisser aucun personnage sur le carreau tout en regorgeant d’idées osées (Facebook et Incroyable Talent en prennent pour leur grade). D’autant que le tout est généreusement enrobé de dialogues dignes du grand cinéma et de cinématiques n’ayant rien à leur envier. Du grand art cinématographique, et une barrière toujours plus fine entre les deux arts ! En outre, la présence des trois personnages est utilisée à la perfection par le biais du switch qui permettra de passer de l’un à l’autre quand bon nous semble (ou presque) au cours des missions que les héros feront en équipe. Et vu que ces dernières sont finalement assez nombreuses et se révèlent un vrai bonheur à jouer (mention aux braquages et à leurs préparatifs), autant vous dire que ce choix d’incorporer plusieurs héros se révèle très vite comme une idée absolument géniale. On en regretterait même qu’un mode coop n’ait pas été intégré à la campagne principale.

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Faute de mode coopératif, c’est vers le mode multijoueur qu’il faudra se tourner. Enfin, mode multi-joueurs, c’est un maigre qualificatif pour ce qui pourrait presque être considéré comme les prémices d’un futur MMOGTA (on dit bien « les prémices», le mode ici présent étant encore limité à 16 joueurs par serveur). Se payant le luxe d’être lié à la campagne principale (par le biais des personnages secondaires que vous croiserez), ce GTA Online est une sorte de hub où vous pourrez arpenter le monde de GTA 5 à plusieurs. Vous pourrez ainsi choisir l’activité que vous souhaitez, le tout en présence des nombreux autres joueurs qui évolueront avec vous sur ce serveur et pourront vous rejoindre dans votre activité ou (si vous tombez sur les inévitables kékés) vous écharper sans sommation. Néanmoins, à l’heure actuelle, le mode étant encore trop instable pour être pleinement jugé (déconnexions, temps d’attente, bugs en tous genres…), seule la durée saura nous dire si ce mode atteindra le fun de son ainé. Même si notre principale crainte réside dans les micro-transactions (en argent réel) promises par Rockstar Games, et qui n’attendent qu’un mode online un peu plus stable pour débarquer et tenter de nous toucher au portefeuille.

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Au final, GTA 5 remplit largement ses promesses et nous gratifie même de quelques attentions supplémentaires que nous n’avions pas vu venir, à l’image du fun de ces braquages en équipe. Doté d’un scénario en béton armé, de personnages hauts en couleurs (surtout Trevor, déjà culte), d’une mise en scène aux petits oignons, d’une BO à tomber (radio comme musique originale) et surtout, d’une infinité de possibilités de jeu pour autant de plaisir, le titre met la barre du fun encore plus haut pour la concurrence. Et qu’importe les menus défauts ici et là : avec GTA 5, Rockstar reste bel et bien le maître en son royaume !




 

Disponible sur PS3 et Xbox 360.
Test réalisé sur 360. A noter que sur ce support, le jeu (divisé en 2 DVD – 1 pour le jeu, 1 pour l’installation) nécessite 8go sur le disque dur/support USB de la console pour l’installation obligatoire.

MAJ: Nous avons récemment pu tester le jeu dans sa version PS3.

Si les différences entre les deux versions (PS3 et 360) sont difficilement perceptibles dans le mode solo, nous émettrons néanmoins un bémol sur le mode online. En effet, contrairement à la 360 (dont le Xbox Live est payant), notre version PS3 (et son PSN gratuit, mais de moins bonne qualité) a subi plusieurs soucis de ralentissement, d’éléments tardant à s’afficher, voire de déconnexion dans une partie multijoueurs. Et ce, même avec une connexion fibrée. Assez frustrant lorsque vous étiez sur une session où les joueurs sont plus sérieux que la moyenne.

Cela est d’autant plus dommage qu’après plusieurs heures dessus (depuis les mises à jour qui ont stabilisé le tout), le multijoueurs de GTA 5 est toujours aussi addictif et devrait largement occuper vos longues soirées d’hiver.

En bref, ces quelques soucis techniques sur la version PS3 n’enlèvent rien à la qualité d’un jeu véritablement indispensable. Si vous n’avez pas encore craqué, foncez !

A noter que sur PS3, le jeu tient sur un seul blu-ray, mais demande lui aussi une installation de 8go sur le disque dur.

TEST Version PS4

Un mois après sa sortie, nous avons enfin pu poser nos mains sur la version next-gen de Grand Theft Auto. L’occasion de constater que toutes les vidéos promotionnelles vantant le soin apporté à ce portage ne mentaient définitivement pas ! C’est bien simple : déjà magnifique sur old-gen, GTA V réussit à littéralement nous décoller la rétine sur next-gen. Loin de se contenter de textures plus fines et plus détaillées, Los Santos et ses environs semblent plus vivants que jamais. Même les habitués du jeu seront régulièrement surpris par les réactions des passants et des véhicules qui ont gagné en réalisme et en variété. Pour preuve, il m’est arrivé de laisser ma voiture sans surveillance un court instant et de me la faire faucher par un PNJ sorti de nulle part, chose jamais vue lors de mes pérégrinations sur 360/PS3. En outre, même les habitués de la version old-gen auront besoin d’un temps de réadaptation pour conduire au milieu des autres véhicules, bien plus nombreux que dans les versions old-gen (le slalom sur les routes est bien plus difficile). Sans compter les animaux sauvages qui ne manqueront pas de régulièrement traverser la route sous vos yeux, ou les nombreux avions qui pullulent désormais dans le ciel.

Loin de se contenter d’une refonte graphique et de PNJ supplémentaires, GTA V next-gen gagne également une foule de nouvelles possibilités de gameplay. A commencer par l’ajout d’un mode FPS au soin impressionnant. Parfaitement intégré, le mode est également totalement personnalisable. Vous pourrez ainsi n’activer la vue FPS qu’en voiture, ou qu’en combat, les options étant vraiment nombreuses afin de séduire le plus grand nombre. En outre, ce nouveau point de vue permet de constater le soin apporté à des détails qu’on ne voyait que de loin jusqu’ici, à l’image du détail des armes ou des reflets sur le guidon de votre moto, sans compter les animations des PNJ vous accompagnant dans votre voiture. Bref, tout le tapage autour de ce mode FPS est amplement mérité tant il permet au jeu de gagner une véritable nouvelle dimension. On citera également des bonus comme la possibilité d’incarner un oiseau ou un poisson, ou un mode Online qui passe de 16 à 30 joueurs simultanés. De quoi vous assurer de sérieux délires en multijoueurs, d’autant que tous les DLC sortis sur old-gen sont intégrés de base. En prime, si vous possédiez le jeu sur old-gen, il vous sera possible d’importer votre avatar multijoueurs dans cette nouvelle version. Que du bon ! En prime,  la Dualshock 4 a été parfaitement utilisée, les LED de la manette étant mises à contribution de façon très amusante (votre première poursuite avec la police vaudra son pesant de cacahuètes). Seul les boutons du pavé tactile demanderont un temps d’adaptation, mais dans la mesure où les commandes sont totalement personnalisables, c’est bien peu de chose.

En bref, GTA V était déjà un jeu culte sur 360 et PS3, il l’est encore plus sur next-gen ! Les ajouts de cette nouvelle version sont aussi appréciables que pertinents, et le plaisir de jeu s’en retrouve décuplé. A ce niveau, on ne se demande plus qu’une chose : qu’est-ce que GTA 6 pourra bien apporter de plus ?

DLC Braquages

Sorti il y a quelques mois après avoir été maintes fois repoussé, c’est peu dire que le DLC dédié aux braquages dans GTA Online avait intérêt à ne pas décevoir tant l’impatience était à son comble. Et il faut bien l’avouer, non seulement le DLC est à la hauteur des attentes, mais il les dépasse même parfois allègrement tant on ne s’attendait pas à une telle générosité. Il faut dire que si les braquages du mode solo représentaient certaines des meilleurs missions de l’histoire, les transposer dans le mode online était un vrai défi. Se jouant à 4 joueurs (2 pour le tutorial), les braquages online font désormais la part belle aux objectifs asynchrones. Ainsi, si les braquages, partagés en plusieurs missions, doivent être réalisés en équipe, les objectifs différent d’un joueur à l’autre. Par exemple, deux joueurs devront libérer un prisonnier pendant que le troisième les aidera à s’évader en avion, tout ceci pendant que le quatrième les défendra avec un hélico d’attaque. Et pas de droit à l’erreur : si un seul équipier meurt, la partie est à recommencer. Côté mise en scène, notons tout de suite un excellent point : pour la plupart, les missions braquages sont extrêmement soignées, depuis les cut-scènes hilarantes au level design inspiré, sans compter les apparitions de certains personnages du solo. En bref, les braquages vous offriront certains de vos plus grands plaisir du jeu, avec une mention pour la mission de l’Hydra ou l’assaut final du Labo Humanes que l’on vous laisse découvrir. Le gros morceau étant assurément le dernier braquage et sa mission finale que n’aurait pas renié le film Heat. Évidemment, avec un tel programme, on ne soulignera jamais assez l’importance de la communication avec vos équipiers, donc oreillette vivement recommandée ! A noter que si les braquages sont très lucratifs, leur organisation coûtera une mise de fond au joueur hôte, mais en contrepartie, ce dernier pourra choisir le montant de l’argent qu’il récupère sur la dernière mission d’un braquage (l’hôte ne touche rien tant que le braquage n’est pas fini). La rançon du fun, en somme.

Test version PC

Après avoir été, comme les Braquages, repoussée à de nombreuses reprises, la version PC de GTA V a enfin débarqué. Alors, l’attente valait-elle le coup ? N’attendons pas : oui, cent fois oui ! Oubliez la version presque désastreuse de GTA IV, son successeur a bien fait ses devoirs. On ne reviendra pas sur le contenu du jeu puisque la version PC reprend la totalité des versions consoles sur lesquelles tout a été dit, donc abordons tout de suite les points majeurs de cette version. Premier point : l’optimisation. Quiconque a joué à GTA IV sur PC à sa sortie se rappelle de son optimisation à la ramasse. Sur ce point, GTA V a visiblement su apprendre de son aïeul et c’est donc un jeu parfaitement fluide et optimisé qui nous est proposé, à condition d’avoir le PC adéquat. Toutefois, si il faudra évidemment une bête de course pour profiter des résolutions les plus élevés, les configurations plus « grand public » pourront également profiter du jeu sans trop de soucis. On reste d’ailleurs pantois d’admiration devant le rendu du jeu sur une config moyenne que l’on aurait jamais pensé être capable d’un tel résultat. Le jeu a mis plus d’un an à sortir sur PC, mais nous avons désormais la preuve que Rockstar n’a pas chômé pendant tout ce temps. En prime, le jeu bénéficie de nombreux réglages qui vous permettront d’adapter la résolution et le niveau de détails selon vos envies et votre machine.

Toutefois, pour les joueurs adeptes de cinéma, cette version PC intriguait pour un élément en particulier : le Rockstar Editor. Véritable logiciel de mise en scène et de montage, cet éditeur vous permet de modifier vos exploits réalisés dans les modes solo et online (et enregistrés grâce au replay) afin d’obtenir de véritable court-métrages dans l’univers de GTA V. Et après quelques heures passées sur l’outil, inutile de le cacher : bien que limité sur certains points et malgré des caméras un peu capricieuses, notamment dans les déplacements, le Rockstar Editor est presque le nirvana pour les fans de GTA et de cinéma, et justifierait presque à lui seul l’achat de la version PC. En prime, le mode réalisateur vous permet de vous affranchir des replays et de créer vos séquences selon vos envies, depuis le décor jusqu’aux personnages présents. De quoi débrider votre imagination !

Au final, avec cette version PC, Rockstar nous offre une nouvelle version tout à fait digne de ses prédécesseurs. Si votre PC est suffisamment puissante, elle sera même supérieure. Dans tous les cas, le plaisir est intact, et l’ajout du Rockstar Editor justifierait presque à lui seul l’achat de cette version.


NicoH

 


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