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Remember Me (test Xbox 360)

 

 
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Posted 10 juin 2013 by

 
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Premier projet du studio français (cocorico !) Dontnod, titre AAA qui plus est (l’équivalent d’un blockbuster au cinéma), accompagné d’un buzz ultra-positif depuis ses premiers extraits diffusés, Remember Me partait à la fois avec de sérieux atouts, mais également avec une sacrée épée de Damoclès au-dessus de la tête (après avoir créé l’attente, pas question de décevoir !). Le verdict tombe enfin.

Synopsis : Neo-Paris 2084. Les souvenirs personnels peuvent à présent être numérisés, achetés, vendus et échangés. Les dernières formes de vie privée et d’intimité ont été balayées au profit de ce qui semble être l’évolution logique de l’explosion des réseaux sociaux, initiée au début du 21ème siècle. Les citoyens ont eux-mêmes accepté cette société sous surveillance en échange du confort que seule la technologie intelligente pouvait offrir. Ce commerce de la mémoire donne un pouvoir immense sur la société entière à une poignée d’individus.

 

L’avis de NicoH : 

Remember Me™ est un jeu d’action-aventure à la troisième personne où les joueurs incarnent Nilin, une ancienne chasseuse de mémoire d’élite qui a la capacité de pénétrer dans l’esprit des gens pour voler ou même altérer leurs souvenirs. Les autorités, effrayées par ses connaissances et ses capacités, ont arrêté Nilin et ont effacé sa mémoire. Après s’être évadée de prison, Nilin part en quête de son identité, aidée par son seul et dernier ami. Sur les traces de son passé, elle sera traquée par les personnes à l’origine de cette société sous surveillance.

Coupons d’emblée le suspense : Remember Me est loin d’être un chef d’œuvre, mais n’est absolument pas un mauvais jeu pour autant. Lorgnant autant du côté des récents Batman Arkham Asylum/City pour son système de combat que du côté des Uncharted pour ses phases de plates-formes ultra-assistées, le jeu ne dépayse pas les joueurs, mais se pare de plusieurs touches originales qui lui permettent de se distinguer de la concurrence.

A commencer par sa direction artistique. Se déroulant dans un Paris futuriste étonnamment palpable, aux airs de Minority Report et I, Robot, bourré de références plus ou moins discrètes (et souvent amusantes), l’univers du jeu est absolument sublime et devrait vous faire régulièrement décrocher la mâchoire. D’autant que le tout est secondé par une musique qui devrait faire date, alternant touches angoissantes, musclées ou oniriques avec une maestria qu’on n’attendait pas ici. Inutile d’en dire plus, vous l’aurez compris : côté immersion, ça en jette ! D’autant que les graphismes, forts d’un moteur de jeu qui a fait ses preuves (Unreal 3, le même que pour les Gears of War), ne sont pas en reste.





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De même, le système de combat bénéficie d’une originalité bienvenue. Difficile à expliquer ici, disons que si le nombre de combos disponible est assez limité, c’est pour mieux mettre l’accent sur l’effet attribuable à chaque coup qui les compose (ex : sur un combo de 4 coups, il est possible de booster la force du 3e coup et de régénérer sa santé grâce au 2e et 4e coup, ou inversement). Si ce système peut dérouter dans un premier temps, il se révèle rapidement assez sympathique à utiliser et apte à s’adapter aux différents adversaires (ex : contre un ennemi impossible à toucher sans perdre de santé, on aura tout intérêt à ne pas négliger les coups régénérants).

Côté progression et Level Design par contre, le tableau sera plus nuancé. Alors certes, le jeu a d’excellentes inspirations (déjà citées plus haut), et la progression se fait instinctivement et sans trop d’encombres. Mais elle souffre de plusieurs défauts qui, d’abord peu gênants, finissent avec le temps par réduire le plaisir global du titre. A commencer par un aspect linéaire, trop linéaire à dire vrai. En effet, ne comptez pas explorer les décors à votre guise, l’ensemble est sévèrement fermé et se limite à un enchainement constant de couloirs à parcourir, de façades à grimper et d’arènes où combattre. Pas foncièrement désagréable, mais suffisant pour que l’ennui pointe au bout de quelques chapitres. Heureusement, les développeurs ne manquant pas d’imagination, les niveaux proposeront régulièrement de nouveaux défis et énigmes qui, combinés aux décors en changement constant, seront prompts à renouveler un peu l’aventure en cours de route.

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Un mot enfin sur l’un des points majeurs du titre : son scénario. En effet, avec un tel univers graphique, les développeurs avaient intérêt à ne pas se louper. Et malheureusement, là aussi, le résultat est en demi-teinte. Dispersant de très bonnes idées ici et là (on en dira pas plus afin de ne pas spoiler), l’histoire captive dès le début, mais atteint aussi très vite ses limites dramaturgiques et malgré d’excellentes inspirations (en vrac, on citera Memento, I, Robot, Metropolis, Inception ou encore Matrix), on finit par avoir l’impression que les scénaristes ne savent pas comment terminer leur intrigue.

On le redit, Remember Me n’est pas un mauvais jeu. Loin de là. Avec sa direction artistique à tomber par terre et certaines excellentes idées de gameplay, il devrait plaire sans peine à la majorité des joueurs. Malheureusement, le titre souffre de plusieurs défauts qui, additionnés les uns aux autres, ternissent un titre véritablement couillu et original qui ne demandait qu’à devenir un indispensable de cette génération de consoles. Au final, Remember Me n’est pas aussi mémorable qu’on l’aurait espéré, mais « seulement » un bon jeu. Avant d’éventuelles suites qui mettront tout le monde d’accord ? C’est tout le mal qu’on souhaite au studio Dontnod.

Jeu testé sur Xbox 360. A noter quelques problèmes de lags, de freezes et de bug de progression.


zast

 


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