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No pain no gain

 

 
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Titre Original: Pain & Gain
 
Durée: 129 min
 
Date de sortie: 11-09-2013
 
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Posted 6 septembre 2013 by

 
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À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.

L’avis de Manu Yvernault :

Certains réalisateurs traînent leur réputation de film en film, Roland Emmerich, Michael Bay pour ne citer qu’eux, les clichés et critiques répétitives qui entourent, souvent à juste titre, leurs réalisations suivent le même mouvement. Dernier film en date de Monsieur Michael « Transformers » Bay, Pain and Gain.

Afin de se détacher de sa filmographie de faiseur de « block-blast-er », le réalisateur tente l’aventure de la comédie d’action et  décide de s’inspirer d’un fait divers qui s’est déroulé à la fin des années 90 à Miami. Michael Bay qui a toujours flirté avec les clichés du rêve américain (esthétiques et fondamentaux) ne pouvait pas trouver meilleur sujet. Ce qui surprend plus, c’est la manière, détruire cette fois les bases plus que les glorifier. Très légèrement osé de sa part (si peu), puisque le réalisateur a toujours eu tendance à aller à l’opposé de ça. Il reste cependant sur des terres bien connues et poursuit sa mise en scène dans la charte graphique qu’il adore mettre en scène. Miami, ville qu’il adore filmer, devient alors le terrain le plus propice à ses « je » de caméras, halos et flairs de lumières.

no pain, no gain 01

Si elle n’est aucunement profonde, il est donc intéressant, sinon amusant de voir Michael Bay nous proposer une autre lecture du capitalisme, post Reagan, de celle que le réalisateur a pour habitude de nous montrer. On n’en ressort pas plus bousculé mais la touche ironique de son film fait son effet.

Si le metteur en scène gratifie encore le spectateur d’alléchants plans graphiques, de mouvements de caméras hérités de ses années de faiseurs de pubs, il n’a jamais abandonné cette manière de faire, très éloignée d’une grammaire cinématographique académique ; mais au plus près du divertissement dans sa plus simple expression, cela fonctionne. Une mise en scène devenue presque une marque de fabrique, un cliché.

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Or, ici, cette forme sert relativement bien le fond, cette histoire de bodybuilders prêt à tout pour réussir l’American Dream. Ce rêve où la réussite passe par la superficialité, où être quelqu’un passe par la représentation d’un aspect physique et une réussite financière. Assez drôle de la part de Michael Bay, au regard de sa filmographie.

Cette critique passe évidemment chez lui par la prédominance de forme sur le fond, proche de ses premiers films qui faisaient déjà pensés à du sous Tony Scott (persiennes et lumières bleutées au travers). Il se permet même de refaire le travelling à 360 degrés qu’il avait initié dans Bad Boys 2, autocritique ? Vu l’égo du monsieur loin d’être sûr. Fétichisme visuel ? Certainement.

En résumé en ce qui concerne la mise en scène nous sommes dans du Michael Bay pure facture. Excepté qu’il prend cette fois le temps de varier les plaisirs, filtres, saturations travaillées, plan  figés, sorte de mix entre du sous Tarantino et du Guy Ritchie. Pas forcément éloigné de sa méthode habituelle mais plus stylé dans son exagération.

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Le décorum installé il ne manquait que les interprètes. En donnant le premier rôle à Mark Wahlberg, le casting semble afficher dès les premières minutes l’interprétation adéquat. Le comédien, une fois de plus majestueux dans sa palette de jeu, remplit parfaitement le rôle qu’il lui incombe. Associé à Anthony Mackie, de plus en plus en vue, et Dwayne Johnson, qui trouve ici un de ses meilleurs rôles, la fine équipe prend vraiment les rennes d’un film qui ne manque jamais de rythme.

Malgré le recul et certains changements effectués par rapport aux faits originaux, on passe très régulièrement des sourires aux étonnements devant ce que nous propose Michael Bay.

Pain and Gain finit par être très plaisant, devient forcément le meilleur film du réalisateur à ce jour (même si The Rock, ancré dans son époque faisait son effet) et finit dans une ironie qu’on ne pouvait oser soupçonner de la part du réalisateur.

Fable totalement ironique et irrévérencieuse du rêve américain, démantibulée dans tous les sens visuels où pour une fois le dynamisme visuel apporte une réelle marque à ce que tente de dépeindre le réalisateur. Drôle, divertissant et loin d’être dans une forme simpliste voilà le résumé qu’on pourrait faire du dernier Michael Bay. Comme quoi avec peine et patience on obtient souvent gain de cause (inattendu).

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Yanick Ruf

 


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