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Medievil PS4 : le test !

 

 
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Posted 31 octobre 2019 by

 
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Medievil. Pour les plus jeunes joueurs, ce nom n’évoquera pas grand-chose. Mais pour les joueurs ayant connu l’époque PS1, nul doute que ce nom évoquera de savoureux souvenirs. En ces temps où de nombreux vétérans ont droit à leur remake, remaster et autres portages, ce n’était qu’une question de temps pour que Sir Daniel Fortesque fasse son grand retour, la question étant de savoir si celui-ci vaudrait le détour. Réponse : oui, totalement oui.

Qu’on se le dise, la mode des remakes n’aura jamais autant eu le vent en poupe que ces dernières années. Au cinéma évidemment, mais également dans les jeux vidéo qui n’auront pas tardé à suivre le mouvement, avec plus ou moins de succès. Car au milieu des « simples » portages upscalés ou lissés pour moins irriter les yeux des joueurs actuels, certains titres ont su s’offrir un vrai retour en grâce tels, parmi d’autres, Shadow of the Colossus, Crash Bandicoot ou le futur Final Fantasy VII Remake, très prometteur vu notre aperçu à la PGW. La bonne nouvelle, c’est que Medievil pourrait largement jouer dans la même cour. Totalement refait graphiquement, le jeu n’accuse nullement le poids des années. A bien des égards, le travail effectué sur le jeu n’est d’ailleurs pas sans rappeler le travail abattu sur la trilogie Crash Bandicoot, Spyro ou Shadow of the Colossus : digne d’un jeu récent, mais totalement respectueux du matériau d’origine. De quoi satisfaire pleinement les fans de la version PS1 pour qui le royaume de Gallowmere n’aura jamais semblé aussi beau et digne des meilleurs dessins animés du genre.

Car oui, pour ceux qui ne connaitraient pas le jeu, Medievil nous plonge dans un univers à la fois horrifique (on parle quand même d’un héros-squelette mort-vivant se battant contre des monstres et des zombies) et humoristique, pour ne pas dire déjanté (désarmé, le héros s’arrache un bras pour se battre avec). Pour simplifier, disons que Medievil emprunte autant aux univers dignes de Tim Burton (l’Etrange Noel de Monsieur Jack en tête) qu’à celui des Monty Python ou des studios Aardman (Wallace & Gromit, Shaun le Mouton…), humour british inclus. Une influence qui se retrouve autant dans l’ambiance globale que dans le design des personnages et des décors. En prime, les cinématiques, bien qu’elles reprennent beaucoup la mise en scène – et les limites – de la version PS1, sont souvent hilarantes, secondées par un doublage aux petits oignons. En passant, autre bonne nouvelle pour les fans : l’excellente VF de la version PS1 est de retour !

Toujours au rayon de la nostalgie, le feeling du gameplay et le level design restent quasiment inchangés de même que la durée de vie du jeu (comptez une demi-douzaine d’heures en ligne droite, le double en prenant votre temps pour obtenir notamment les fameux calices), et c’est peut-être là un point qui risque de diviser l’opinion. En effet, les niveaux parfois labyrinthiques, les approximations dans les interactions, les contrôles assez raides, la caméra souvent aux fraises et même l’IA un peu rude, imposant parfois de perdre de la vie pour espérer terrasser un adversaire (saletés d’épouvantails !) rappelleront assurément des souvenirs aux plus âgés. Toutefois, nul doute que les plus jeunes pesteront contre ces aspects, bien loin de la casualisation des jeux actuels.

Car sans tomber dans le Dark Souls-like, il est indéniable que certains passages rapprochent davantage Medievil d’un Megaman 2 que d’un Mario Bros (oui, on reste dans la nostalgie), en particulier certaines idées particulièrement saugrenues qui vous vaudront d’y laisser des cheveux (mention aux ennemis à ne pas éliminer dans le village). Même avec vos fioles de vie pleines, attendez-vous donc à refaire certains niveaux plusieurs fois, en particulier pour obtenir les calices permettant d’accéder à de nouvelles armes. Mais heureusement, vu la qualité du jeu, nul besoin de se forcer.

Car oui, bien que ses défauts de jeunesse répondent toujours présents, Medievil mérite largement sa place parmi les meilleurs remakes, en tout cas pour les joueurs l’ayant découvert sur PS1 qui retrouveront illico leur sensations et leur plaisir de jadis. Pour les néophytes par contre, tout dépendra du goût pour les jeux old-school offrant un challenge plus grand qu’il n’y parait. Dans tous les cas, nul doute que l’univers enchanteur de Medievil et les pitreries de Sir Daniel Fortesque devraient mettre tout le monde d’accord. On attend désormais qu’une seule chose : le remake de Medievil 2 !


NicoH

 


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