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Les 7 Mercenaires

 
 
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Titre Original: The Magnificent Seven
 
Durée: 133 min
 
Date de sortie: 28/09/2016
 
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Posted 7 octobre 2016 by

 
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L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…

Avis de Manu

Il est assez difficile de définir autant les ambitions, que le cinéma d’Antoine Fuqua. Un seul éclat de génie au compteur Training Day et semble s’être attaché ensuite à la série B aux moyens soignés. Si on peut mettre de côté L’élite de Brooklyn (joli essai); le reste, avec entres autres Shooter, Equalizer, La chute de la Maison Blanche, oscille entre hommage assumé et réussi, à films fourre-tout, certes décomplexés, mais totalement dénués de qualités autres que celles qu’imposent son auteur au genre qu’il semble affecté.




Attachée au projet du remake Les 7 mercenaires (déjà emprunté au brillant film original de Kurosawa), l’entreprise semblait effectivement plus couverte de rentabilité financière au box-office, de plus en plus gourmand, que réelle envie de redorer le genre western. Le casting était cependant alléchant. Si le verdict n’est pas unanime il relève cependant, à certains égards, quelques qualités parsemées çà et là et s’avère probablement moins vide qu’il n’y paraît.

Denzel Washington and Chris Pratt star in Columbia Pictures' THE MAGNIFICENT SEVEN.

De qualités, Les 7 mercenaires en est forcément pourvues. La bonne idée est avant tout d’avoir traité l’ensemble du groupe avec égalité de traitement et de développement. Bien sûr Denzel Washington en chef de file porte l’ensemble, mais ne tire pas trop la couverture, et les 6 autres mercenaires se partagent parfaitement « l’affiche ». Difficile de renouveler le genre de cette manière, mais Antoine Fuqua prend le parti pris de filmer avec un style assez moderne (même si peu académique) son western. D’une énergie bien présente, les scènes d’actions s’enchaînent à un rythme calibré et il vise juste. Chaque personnages est toujours mis en avant avec son savoir-faire, avec le maniement d’armes qui le définit, couteau, arc, force brute, revolver, sniper-roi de la carabine…tous contribuent à former une sorte de fratrie d’armes pour que les spectateurs retrouvent comme une sorte de plaisir coupable adolescent à travers chaque membre de l’équipe qui formeraient une équipe type et éclectique. Alors bien sûr il ne faudra pas s’arrêter sur certaines incohérences du scénario, voire encore moins sur ses raccourcis (recrutements balayés de certains mercenaires) mais en filigrane se cache (peut-être de manière inconsciente) une certaine critique de l’histoire moderne des Etats-Unis autant sur le plan social (spoiler : aucun hasard quant au choix des survivants) que sur le plan économique.

Ces enjeux ne sont bien sûr pas le sujet principal du film (voire effleurés) et l’intérêt d’un remake absorbé par une industrie de cette manière, peu original. Mais le plaisir est là, d’un film aux scènes d’action bien menées, parfois éclatantes et percutantes, sur un rythme toujours soutenu, le bad guy de l’histoire dont Peter Sarsgaard emprunte les traits, ressemble vraiment, pour une fois, à une certaine figuration de l’image d’un vrai « méchant ». Et là où un quelconque faiseur aurait fait de ces 7 mercenaires quelque chose d’insipide, Antoine Fuqua a au moins le mérite d’être probablement un des meilleurs pantins d’Hollywood, par son savoir-faire, à défaut d’avoir sa propre grammaire cinématographique. C’est peu, certes, ressemble à une simple mise en chantier bien calibrée, mais le résultat est là et s’avère divertissant plutôt qu’ennuyant. De là à changer l’Histoire des films d’action ou des westerns, un espace semblable au Grand Canyon sert encore de frontière, mais une fois averti le spectateur peut trouver son compte dans cet espace de jeu plutôt plaisant.


Fabien Brajon

 


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