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Le Monde fantastique d’Oz

 

 
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Titre Original: Oz: The Great and Powerful
 
Durée: 127 min
 
Date de sortie: 13/03/2013
 
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Posted 18 mars 2013 by

 
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Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…
Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ?

L’avis de Manuel Yvernault :

Il est presque ironique de voir Sam Raimi à la tête d’une telle entreprise. Film gentiment savoureux et enfantin. Le réalisateur des deux trilogies, Evil Dead et Spider-Man, nous conte les bons sentiments au pays d’Oz quand il était plus à même de mettre en scène la noirceur humaine dans Un plan simple. Peu importe, un autre réalisateur culte (T. Burton) avait déjà « vendu » son âme à la billetterie Disney avant lui, pour un résultat proche du catastrophique (Alice au pays des merveilles).

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Ici, Sam Raimi dépose plus sa marque que ne l’avait fait le réalisateur d’Ed Wood, surtout dans une première petite demi-heure, toute en noir et blanc, joueuse, à la mise en scène clin d’œil à la filmographie du réalisateur, lors de certaines séquences.

James Franco (Oz), magicien et maître de l’illusion serait donc le pendant du réalisateur face au tout Hollywood, ce qui permet au moins à Sam Raimi de mettre en place une histoire dont il maîtriserait parfaitement les allégories, autant sur le fond que la forme. De là à voir en Oz la parabole de la carrière cinématographique du réalisateur il n’y a qu’un pas.

Alors que Raimi ne s’est jamais aussi librement exprimé dans la noirceur et les ténèbres, le film confirme lors du passage du noir et blanc à la couleur une certaine baisse d’énergie et d’intention.




L’ensemble reste soigné et très habité, mais nous sommes clairement dans le monde de Disney où tout est propre et gentillet. Or, si le côté « cartoon » laisse lieu et place à la candeur, ce n’est pas dans une complète désuétude. Au contraire, petits et grands pourront retrouver le charme de certains classiques, où ces moments d’évasion peuvent rimer avec magie cinématographique.

Nous sommes certes loin du cinéma de Raimi, le réalisateur reste principalement maître à tout (savoir) faire de Disney. Peu d’écarts, tout public, mais pleinement maîtrisé dans cette emporte-pièce de bons sentiments et d’humour bon enfant.

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À sa technique très libre se profile assez rapidement une mise en scène académique, où se mêle la virtuosité de décors digitaux impressionnants et une 3D très convenable, comparée à l’ensemble des productions qui utilisent le procédé.

Heureusement dans ce melting pot connu mais qui fonctionne toujours, surtout chez les plus jeunes, reste le plaisir régulier de voir James Franco, parfaitement habité par son rôle et apporte un attrait cabotin très plaisant à son personnage. Le comédien s’avère finalement un choix judicieux. À ses côtés, le casting féminin est idéal et détonne de l’ensemble de ce genre de productions.

On finit naturellement par être pris par cette tornade d’effets spéciaux et de jeux, plus que d’émotions. Cela reste un spectacle pour toute la famille où les petits ne trouveront sans doute pas la même chose que les grands, tout comme les fans du réalisateur ne détecteront que trop rarement la patte du réalisateur.

Sam Raimi a tout de même su s’impliquer assez dans le film afin de faire passer un moment agréable aux spectateurs, entre aventure et magie. Nostalgique et plaisant, comme les souvenirs de notre plus jeune âge, d’un film attendu toute la semaine, vu le dimanche après-midi sur la toile, accompagné. Pour le coup, Sam Raimi, avant, c’était plus sans, qu’avec ses parents.


zast

 


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