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Le dernier rempart

 
 
Overview
 

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Genre:
 
Pays:
 
Titre Original: The last stand
 
Durée: 107 min
 
Date de sortie: 23/01/2013 (salles) - 29/05/2013 (vidéo)
 
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1
Posted 5 juin 2013 by

 
Full Article
 
 

Après une opération ratée qui l’a laissé rongé par les remords et les regrets, Ray Owens a quitté son poste à la brigade des stupéfiants de Los Angeles. Il est désormais le shérif de la paisible petite ville de Sommerton Junction, tout près de la frontière mexicaine. Mais sa tranquillité vole en éclats lorsque Gabriel Cortez, le baron de la drogue le plus recherché du monde, réussit une évasion spectaculaire d’un convoi du FBI, semant les cadavres derrière lui… Avec l’aide d’une bande de truands et de mercenaires dirigés par le glacial Burrell, Cortez s’enfuit vers la frontière à 400 km/h dans une Corvette ZR1 spéciale, et il a un otage… Il doit passer par Sommerton Junction, où est massé le gros des forces de police américaines. C’est là que l’agent John Bannister aura une dernière chance de l’intercepter avant qu’il ne franchisse la frontière… D’abord réticent en se voyant impliqué dans cette affaire, écarté parce qu’il est considéré comme un petit shérif de province incapable, Ray Owens finit par rallier son équipe et par prendre l’affaire en main. Tout est prêt pour la confrontation…

L’avis de Manu Yvernault :

Le dernier rempart est le parfait exemple de film qui selon l’attente projetée en amont peut jouer sur le plaisir procuré. Il ne fallait sans doute pas s’attendre au grand retour de « Scharwzy » vu l’âge de l’ex-gouverneur et les possibilités physiques restreintes que son âge lui confère.

Le film est donc à prendre comme tel, une très honnête série B, totalement assumée, au scénario post-it et so 80’s, comprendre un bad guy + une ville trop tranquille avec les personnages clichés qui composent son scénario.

On évite les répliques mitraillées à tout-va et auto-référencées à la filmographie de Schwarzenegger, comme le fait où ce dernier monopoliserait la totalité des séquences du film. C’est simplement régressif au possible et assumé comme tel.

On attendait cependant un peu plus de « folie » dans la réalisation de  Kim Jee-woon tant ce dernier semblait plus survolté et séduisant dans ce genre (Le bon, la brute et le cinglé). En empruntant de temps à autre ce chemin on sent tout de même un frein (des studios ? du comédien ?) qui ne permet pas de laisser partir le film encore plus en roue libre.

Toujours est-il que Le dernier rempart doit être pris pour ce qu’il est un « B movie », un divertissement aussi vite vu aussi vite oublié, habillé à la manière old school, entre hommage aux films de genre d’une autre époque (de la Canon par exemple) et fait sans aucune prétention.

On n’attendait pas grand chose de plus d’un tel film, nostalgique et fun pour certains, ridicule pétard mouillé sans intérêt pour d’autres. A chacun de voir.

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L’avis de Yanick Ruf :

Et bien voilà du lourd !! Certains acteurs devraient savoir quand prendre leur retraite mais heureusement pour nous, Arnold Schwarzenegger n’a pas pris cette résolution ! Un film dont le scénario tient sur une feuille de papier toilette, des acteurs absolument non convaincants qui jouent trop mal, des répliques dignes des pires nanars et un « Schwarzy » qui aurait plus sa place à l’hospice que dans un rôle de shérif, voilà qui promet ! Mais bon, on avait déjà eu un aperçu de son talent récent dans le deuxième opus des Expendables, on savait donc d’ores et déjà à quoi s’attendre…

Bon, L’agence tout risque n’a qu’à bien se tenir, l’équipe de choc de cette petite ville est à la hauteur de ce que l’on attendait, c’est-à-dire de nous donner du grand n’importe quoi. Pas besoin de réfléchir, on regarde les scènes d’actions qui s’enchaînent à la suite les unes des autres pour notre plus grand bonheur. Amateurs de films d’action lobotomisés, vous allez vous régaler. Bon, le seul qui essaie de s’en sortir au final est Forest Whitaker mais il peine lui aussi, même s’il reste le plus convaincant dans son rôle…. Un excellent film pour décompresser en fin de semaine…





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L’avis de Fabien

Après des participations aux poussifs Expendables, Schwarzie est de retour aux affaires en leading role dans un film d’action orchestré  par l’excellent Kim Je-Woon.

La bonne idée des producteurs est d’avoir confié les commandes de Le dernier rempart,  western moderne dans une petite ville paisible, au réalisateur sud-coréen des remarquables Le bon, la brute et le cinglé et J’ai rencontré le diable : l’action y est frénétique mais bien orchestrée avec une pincée d’humour absurde et le casting détonne avec des personnages archétypaux incarnés par acteurs venus d’horizons différents (réunion incongrue entre Schwarzie, Eduardo Noriega et Johnny Knoxville!).

Le talent de Kim Je-Woon est de rendre digeste et au final sympathique le mix improbable entre gungfights furieux dans une séquence de fusillade dans Main Street en hommage à Sergio Leone et John Woo, démentes poursuites en voiture et humour slap-stick incarné par le personnage d’idiot de village de Johnny Knoxville (un cousin ricain du cinglé incarné par Song Kang-Ho dans Le bon, la brute et le cinglé) conjugué à de l’auto-dérision où Schwarzie joue avec son âge (son personnage se sent vieux après avoir mordu la poussière après quelques cascades mais est plutôt en forme).

En dépit de l’horrible rendu sur fond vert du combat final entre le bon samaritain et le bad guy, Le dernier rempart se révèle solide niveau action entre une spectaculaire évasion aérienne d’un baron de la drogue à Las Vegas, un affrontement lourdement armé dans la rue principale du patelin et une inventive poursuite automobile dans un champ de maïs.

Kim Je-Woon pour son premier film américain s’est visiblement régalé à disséminer des références aussi diverses que Rio Bravo et Fast and Furious au milieu d’une galerie de personnages hauts en couleurs et joue avec l’icône Schwarzenegger pour le bonheur des amateurs d’action vintage. Le dernier rempart se révèle être une amusante série B d’honnête facture, contrat rempli par Kim Je-Woon et sa star Schwarzie!

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Test blu-ray

Technique

Metropolitan sort l’artillerie lourde pour cette édition blu-ray avec une image de haute précision. En dépit de quelques plans nocturnes un peu granuleux, le transfert est superbe avec un piqué costaud, des contrastes solides et des couleurs riches. Les pistes sonores assurent également le spectacle avec une redoutable spatialisation de nombreux effets sonores explosifs.

Bonus

Le making of (20′), entre deux considérations promo sur le grand retour de Schwarzie au cinéma, dévoile la création des décors et donne abondamment la parole au réalisateur Kim Je-Woon qui s’exprime sur ses choix artistiques. Il déclare ainsi sur le choix d’Arnold Schwarzenegger pour le rôle principal : « Je ne voulais pas recréer l’image de Terminator mais montrer l’image de quelqu’un de son âge. Je voulais représenter un homme ordinaire ».

Puis viennent deux featurettes, avec tout d’abord le tournage de la poursuite dans les champs de maïs (11′) où  Corvette et Camaro s’affrontent dans un champ de maïs de 1 hectare acheté par la production pour une efficace séquence automobile qui aura mobilisé l’emploi de podcar afin d’injecter réalisme et dynamisme à l’action.

La Visite au musée des armes (11′) nous offre un aperçu des collections d’armes (mitrailleuses, fusils…) du musée Dinkum tenu par le personnage de geek survolté de Johnny Knoxville.

Sur le tournage avec Johnny Knoxville et Jamie Alexander (10′) est le petit journal de tournage de deux acteurs de second plan qui nous font découvrir les coulisses d’une scène d’action.

Enfin un florilège de scènes coupées et alternatives (22′), avec time-code et quelques effets non finalisés, consacrées en grande partie au développement de personnages secondaires, vient compléter la section bonus de cette édition hd Metropolitan.


Yanick Ruf

 


One Comment


  1.  
     
     
     
     
     

    Pur moment de divertissement avec de l’action invraisemblable, des dialogues pechus qui sonnent pas toujours juste, des FX bien visibles, de l’humour… et que c’est bon de revoir Schwarzie jouer les gros bras avec une bonne dose d’auto-dérision.





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