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La porte de l’enfer

 

 
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Titre Original: JIGOKU-MON
 
Durée: 88 minutes
 
Date de sortie: 1953
 
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Posted 15 février 2014 by

 
Full Article
 
 

En 1159, alors que les guerres civiles font rage, le samouraï Morito est chargé par l’empereur de traverser le territoire afin de distraire l’attention des rebelles. Durant une révolte fomentée par un clan adverse, une jeune servante, Kesa, se substitue à la princesse impériale pour la sauver. Elle est épargnée grâce à Morito, valeureux samouraï, chez qui elle suscite une ardente passion amoureuse. Cependant Kesa appartient à un autre homme. Décidé à supprimer son rival, Morito, avoue à Kesa son projet criminel et lui demande de s’enfuir avec lui…

20ème  Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul
Film dans la catégorie La carte blanche de nos vingt ans




L’avis rapide de Yanick Ruf :

Grand prix du festival de Cannes en 1954 (à l’époque où ce prix ne s’appelait pas encore la Palme d’Or) et doublement oscarisé l’année suivante, La porte de l’enfer est un film visuellement marquant. Le réalisateur Teinosuke Kinugasa a volontairement choisi de tourner son film en Eastmancolor, afin que l’on ne puisse pas retravailler les couleurs au montage. C’est d’ailleurs pour cela que Jean Cocteau, président du Jury de Cannes à l’époque, a dit de ce film : « ce sont les couleurs de la vie ». Après visionnage, j’ai envie d’aller plus loin et de dire : « C’est la vie tout simplement ». Le scenario est en fait une histoire qui est somme toute banale d’un homme amoureux d’une femme qui n’est pas la sienne. Cela arrive dans la vie de tous les jours, mais quand on connait la mentalité japonaise, on imagine vite les conséquences que cela peut avoir… Certes, le scénario souffre de maladresses qui ont été fortement mises en avant lors de sa présentation à Cannes. Mis à part cela, c’est une claque visuelle. Ce mélange de couleurs choisies s’harmonise au plus haut point pour nous en mettre plein les yeux. C’est ce que voulait Teinosuke Kinugasa, il a réussi son pari.

VERDICT : Un film qui se situe à mi-chemin entre le chambara et la love-story. D’une qualité visuelle exceptionnelle pour l’époque, il faut le voir une fois pour se rendre compte, tout en gardant à l’esprit que ce que l’on voit, c’est ce qui était visible sans aucun moyen de  retoucher les images…


Umungus

 


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