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Kong: Skull Island

 
 
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Durée: 119
 
Date de sortie: 08/03/2017
 
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Posted 10 mars 2017 by

 
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Un groupe d’explorateurs plus différents les uns que les autres s’aventurent au cœur d’une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

Avis de Manu

Hollywood 2.0 a toujours besoin de se renouveler et pour ça il faut de nouvelles tendances, des passades sans cesse remodelées. Celle du moment, prendre des auteurs de films indépendants, à la patte « auteurisante », et les jeter dans le monde impitoyable du blockbuster pixélisé, Colin Trevorrow de Safety not guaranteed à Jurassic World, Ryan Coogler de Fruitvale Station  (en passant par Creed) à Black Panther, Taita Waikiki du génial Hunt for the wilderpeople à Thor (3) : Ragnärok ; liste non exhaustive. Leur point commun étant d’avoir eu un succès critique et public sur leur(s) film(s) indépendant(s) et les mettre dans des conditions optimales (budgets pharaoniques) pour qu’il dirige (non pas réalise, petite différence) les films de studios. Nouveau venu donc, Jordan Vogt-Roberts qui avait réalisé le brillant et remarqué The kings of summer (une touche nostalgique de Stand by me passait par là). Et comme ses prédécesseurs, il y a une grande difficulté à reconnaître ne serait-ce qu’un dixième de son talent dans ce film que les banquiers hollywoodiens affectionnent.

Alors oui, Kong : Skull Island est purement divertissant mais sous la facilité de se cacher comme un hommage aux séries B, aux films de genres (Apocalypse Now, Predator, tout y passe), le film se permet tout même certaines (voire trop) de facilités. L’humour décalé, présent tout au long du film, est trop « mitraillé » à tout va et jamais exposé au bon moment. Si le film pense tirer sa force par les fautes de goûts assumées de mise en scène, alors dans sa catégorie on ne peut que saluer l’effort consenti. Le spectacle au rendez-vous permettrait tout ? Probablement, mais pas n’importe quoi non plus. La scénographie de Jordan Vogt-Roberts est décevante, et si on ressent un réel talent lors de plusieurs scènes/séquences, les raccords sont tous plus mauvais les uns que les autres et le réalisateur ne s’amuse vraiment que dans de purs effets de styles et ralentis façon clips, seuls moments « fun » et sympa de sa réalisation. A ce titre il est plutôt marrant de voir que ce qu’on reproche à « l’ambulance » Michael Bay ne sera probablement jamais évoqué pour ce film, pour les mêmes tics de mise en scène.

Il semble évident que Kong : Skull Island n’est pas à prendre au sérieux et est produit pour un public majoritairement asiatique, films de kaijus japonais en ligne de mire (co-prod chinoise en tête d’affiche) comme introduire la suite, Kong VS Godzilla à l’internationale (le post générique surligne tout ça). Mais Jordan Vogt-Roberts aurait pu travailler un peu l’ensemble (avec un tel budget) et ne pas se contenter d’enfiler les scènes, certes dantesques et bien délirantes dans le genre, les unes à la suite des autres sur des dialogues plus que mauvais, si au moins le second degré et les punchlines kitchs de qualité étaient présentes ! Non, le réalisateur ne fait que le minimum syndical, s’amuse, parfois avec talent, avec sa bête, ses bêtes, de temps à autre de façon jouissive voire apocalyptique, et néglige tout le reste. C’est souvent régressif et n’a aucun sens sur le plan narratif. Réside seul en haut de sa montagne Kong, la vraie intention et  seul intérêt du film, visuellement parfait et introduit sans perdre une minute sur Skull Island. Pour le reste, avant la première image, il faut penser série B pour pouvoir un tant soit peu l’apprécier.

Basé sur un scénario insipide, affublé de dialogues tous plus ridicules les uns que les autres (même pour du cinéma Bis et second degré), KONG : Skull Island,  film de Jordan Vogt-Roberts, ne s’en sort que par le spectaculaire de ses images, la beauté de ses effets spéciaux et de sa photo. Prequel fun mais totalement décérébrée, film d’aventure visuellement épatant mais moyennement abouti. Au final ne reste que le charisme intemporel et naturel de la bête Kong.


Fabien Brajon

 


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