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Jersey Boys

 

 
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Durée: 134 min
 
Date de sortie: 18/06/2014
 
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Posted 26 juin 2014 by

 
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Quatre garçons du New Jersey, issus d’un milieu modeste, montent le groupe « The Four Seasons » qui deviendra mythique dans les années 60. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd’hui par les fans de la comédie musicale…

 

Avis de Manuel Yvernault :

Chaque nouvelle sortie d’un film de Clint Eastwood déclenche une certaine ritournelle, « il est bien/comment le dernier Eastwood ? ».
Le metteur en scène a depuis quelques années su séduire un public beaucoup plus large que celui de la première heure, quitte à embarquer dans cette passionata des particuliers qui se forceraient presque à découvrir le film plus par son auteur que par son sujet. Peu importe, Clint Eastwood est plus qu’un cinéaste, il est devenu, toutes proportions gardées, une belle marque de fabrique.
En même temps, rares sont les réalisateurs qui savent autant naviguer entre cinéma d’auteur et de divertissement, certains  de ses films étant prêt à devenir des classiques.




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Avec Jersey Boys le cinéaste fait ses premiers pas dans l’adaptation de comédie musicale. Mais venant de lui, il ne faut surtout pas s’attendre à une simple retranscription. Si le réalisateur respecte les codes du genre, il n’en n’oublie pas d’imposer avec délicatesse certaines marques de sa grammaire cinématographique. On reconnaît alors, dans une économie de moyens certes, la patte du metteur en scène. On retrouve avant tout et de façon très présente la mélancolie qui forge la plupart de ses films. Avant tout, il prend soin de poser un regard jamais consensuel et réaliste sur l’ensemble de ses personnages.
Si le film peut souffrir d’un certain académisme, pour ne pas dire d’un respect des chartes de la comédie musicale, il respire tout le sérieux et la précision dont le réalisateur nous a habitués. A ce titre, il parsème son film d’une certaine légèreté emprunt d’un humour bienvenu sans être trop présent.
Loin de s’ancrer dans les films les plus dramatiques de Clint Eastwood, Jersey Boys s’inscrit parmi les biopics de facture très honnête.

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Même si le budget réduit peut se faire sentir par moments, plusieurs séquences manquent de caractère visuel sur le plan graphique seulement (diversité et profondeur de champ des décors), d’espace, de grandeur, cela ne gâche en rien le plaisir que l’on a à suivre les quatre membres du quatuor. Ceci étant compensé comme toujours par la finesse dont Clint Eastwood fait preuve pour narrer le parcours de ces personnages. On ne tombe jamais dans l’ennui, le film est assez régulièrement parsemé des tubes du groupe pour redonner de l’élan aux rares moments où le film se risque à flirter avec les passages sirupeux, passages obligatoires de tout biopic musical.
Côté casting, chaque comédien trouve sa place grâce à une direction d’acteurs impeccable comme toujours chez le réalisateur. Dans les rôles principaux, Vincent Piazza et John Llyod Young (ce dernier, habitué de la scène musicale) réussissent une jolie mise en avant et on espère les retrouver très prochainement dans des rôles différents.
Là où la subtilité et l’intelligence de la mise en scène d’Eastwood font mouche c’est dans leurs proportions à retranscrire l’atmosphère d’une époque, l’innocence de la jeunesse des années 60, dans l’euphorie juvénile des stars naissantes du moment. C’est également un regard posé sur une Amérique où tout était possible et les rêves pouvaient se réaliser sur le feu des rampes avec les dommages collatéraux inhérents à cet aspect.
Même si on pouvait en attendre plus de Clint Eastwood, le film suit un rythme déjà vu, Jersey Boys reste une œuvre, simple mais juste, et conserve régulièrement la liberté de ton de son auteur.
On ne pourra également que saluer les efforts de mise en scène lors de passages musicaux et un final qui s’il n’est pas très original a le mérite de clore le film de manière élégante. L’éternelle mise en scène du réalisateur qui s’adapte toujours et encore à son sujet. Même dans la facilité de forme, à près de 84 ans, The Man with No Name reste toujours et encore un des meilleurs réalisateurs actuels. Dans la simplicité des faits, dans l’efficacité et la subtilité de ton.


zast

 


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