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Hunger Games – L’embrasement

 
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Posted 29 novembre 2013 by

 
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Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

L’avis de Manu Yvernault :

Dans la lignée des romans à succès pour jeunes adultes, dont chaque adaptation devient une obligation cinématographique, The Hunger Games livre son deuxième chapitre. Le premier, malgré son succès de masse, peinait à soulever un engouement total. Plus à cause de son développement, que de sa mise en scène, bien que le montage qui rendait très étrange les ellipses, ne rentrera jamais dans les annales. On distinguait à peine le coup de main de Steven Soderbergh, venu aider Gary Ross comme réalisateur de seconde équipe. En résumé, si le film était appréciable et trouvait un semblant d’âme, il manquait comme une sorte de liant à l’ensemble.

Katniss Everdeen reprend donc les armes et est toujours interprétée avec charisme et aplomb, simple et efficace, par Jennifer Lawrence qui doit faire son retour dans « l’arène ». On passe sur les détails qui l’amèneront à traverser à nouveau toutes ces épreuves physiques. Dans un certain sens, la mécanique scénaristique ressemble à l’identique du premier chapitre. Si nous devions relever un changement ce serait dans le ton même, plus dur, mature, avec des problématiques et des enjeux un peu plus ambitieux. Rien de fulgurant tout de même mais de quoi créer un rythme assez équilibré avec des accents dramatiques presque plus prononcés.

HUNGER games l'embrasement 01

Gary Ross maîtrisait son sujet mais rien ne faisait sortir l’ensemble des sentiers (archi)battus. Francis Lawrence ne rehausse pas vraiment le niveau, mais à le bon goût de ne pas s’enfoncer dans la surenchère de scènes où la caméra-épaule devient un gimmick plus qu’une nécessité de mise en scène. Alors on n’échappera pas hélas à un manque de sérieux dans la réalisation, qui donne fréquemment l’impression que les personnages sont transportés d’un point A à un point B en une fraction de seconde. Ellipses non maîtrisées (bis) quand tu nous tiens.




Pour le reste, l’ensemble dégage une certaine crédibilité de ton. Moins ado, plus adulte mais toujours entre deux âges, le film semble cibler le lectorat de la première heure et un public précis. A ce jeu, nous avons connu pire et The Hunger Games se regarde sans déplaisir.

HUNGER games l'embrasement 02

Les scènes d’action ne brillent pas par leur originalité mais le penchant tribal et survivor de la deuxième partie du film, qui arrive cependant un peu tardivement, apporte un ton exotique et bienvenu au film, relativement fidèle aux romans et déjà présent dans le premier film.

Sur le fond, on reste tout de même un peu proscrit par le manque d’enjeu, en pleine attente d’un véritable soulèvement des foules. Nous sommes plus dans la romance et la redondance des points moraux déjà effleurés il y a un an. A ce titre, la production a cru bon d’enlever encore plus toutes marques de violence, presque aucune effusion sanguine, le manque d’hémoglobine faisant parfois passer le film pour du Walt Disney des mauvais jours. Non par un besoin névrotique de voir du sang à l’écran mais de donner un semblant de crédibilité à tout ça. Sur ce point, on repassera.

En se voulant un peu plus sombre The Hunger Games : L’embrasement, prend doucement son envol. Alors que la réflexion politique est une fois de plus laissée de côté, on trouve tout de même de nombreuses forces au film. Sans pour autant tout miser sur l’action, certains personnages sont enfin travaillés comme il se doit. Rien de vraiment radical mais on commence à s’en approcher. Jennifer Lawrence porte le film sur ses épaules sans en faire des tonnes et permet au récit de ne pas tomber dans la mièvrerie. Le tout emballé dans une réalisation, qui si elle n’est pas encore transcendante, emmène le film à un niveau supérieur. Il en reste encore plusieurs avant la fin, et si le film possède de petites qualités éparses, il a aussi le mérite d’éveiller la curiosité et de se voir sans déplaisir comme un bon divertissement.

HUNGER games l'embrasement 03


Yanick Ruf

 


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