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Fury

 
 
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Durée: 134 min
 
Date de sortie: 22/10/2014
 
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Posted 31 octobre 2014 by

 
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Avril 1945. Les Alliés mènent leur ultime offensive en Europe. À bord d’un tank Sherman, le sergent Wardaddy et ses quatre hommes s’engagent dans une mission à très haut risque bien au-delà des lignes ennemies. Face à un adversaire dont le nombre et la puissance de feu les dépassent, Wardaddy et son équipage vont devoir tout tenter pour frapper l’Allemagne nazie en plein cœur…

Avis de Manuel :

Dans la catégorie films de ripoux version USA, David Ayer doit être le réalisateur le plus gradé.

Ce dernier est le fer de lance d’un cinéma urbain, centré autour du corps policier (surtout basé à Los Angeles), on lui doit Training Day, End of Watch, Bad Times et les scénarios de S.W.A.T et Dark Blue. Cinq films centrés sur le même sujet. D’inégale qualité, surtout quand ce dernier n’est pas derrière la caméra (excepté son dernier, Sabotage, grosse déconvenue), l’ensemble se distingue par un regard documenté, rugueux et violent, de l’envers du décor du L.A.P.D, et ce, jusque dans ses travers les plus immoraux.

Pour son dernier film Fury on pense forcément, à la lecture du synopsis mais la comparaison s’arrête là, à La bête de guerre de Kevin Reynolds, comme au très embourbé Lebanon. Ce huis-clos militaire a finalement son propre ADN et quel ADN.

Bien sûr la guerre «c’est moche», on le sait, les images du JT nous le rappellent tous les jours. Mais le propos du réalisateur n’est pas là, loin d’une prétention qu’on voudrait lui attribuer ici ou là à travers certains avis. D’ailleurs, David Ayer, ancien militaire, ne projette aucune prétention dans ses films, il focalise au contraire son récit sur les rapports humain, des hommes en uniformes.




Fury s’inscrit directement dans la filiation des films de Sam Peckinpah, s’il est presque impossible de dépasser son précurseur, la frénésie et la rage qui transpire dans chaque plan donne une forme rugueuse au film qui ne demande qu’à trouver cette forme pour ainsi répondre à son sujet.

Ici les chairs se décomposent comme dans Il faut sauver le soldat Ryan et les hommes se détruisent intérieurement. En plaçant son histoire à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, David Ayer trouve le terrain parfait pour exposer sa mise en scène. Si la violence est très graphique, plusieurs scènes sont extrêmement violentes et réalistes et Ayer n’oublie pas de visiter l’aspect psychologique, notamment dans une scène intense (celle de l’appartement) qui prend parfaitement son temps, où les silences comme les métaphores sont forts de sens. Fury a été filmé en 35 mm et est inondé d’une photographie sublime, l’image du film en ressort pleinement grandit par cet aspect technique.

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Le casting et la direction d’acteurs sont autant de facteurs responsables de la qualité du film. A ce titre l’ensemble du casting est parfait. Brad Pitt reste dans la continuité de l’ensemble de ses compositions, Shia La Beouf, malgré sa réputation, apporte une certaine ampleur à son personnage et Logan Lerman commence à nous faire croire en son fort potentiel.

Finalement Fury s’avère être autant un film de taules froissées et de corps broyés qu’un hommage à un certain courage (même si stéréotypé et patriotique version Oncle Sam) et un regard sur une part humaine et animal en chacun des acteurs qui ont été forcé de composer dans le décor boueux et sanguinaire des conflits armés. Même si classique sous certains aspects, réaliste et viscéral donc percutant !


Fabien Brajon

 


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