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Evasion

 

 
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Pays:
 
Titre Original: Escape plan
 
Durée: 116 min
 
Date de sortie: 13/11/2013
 
Note
 
 
 
 
 


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1
Posted 12 novembre 2013 by

 
Full Article
 
 

Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées. Il teste lui-même l’efficacité de ses bâtiments en se faisant enfermer puis en s’évadant. Contacté par une société privée souhaitant tester un concept révolutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier. Piégé dans ce complexe ultra-moderne, harcelé par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray découvre une conspiration pour le faire disparaître à jamais. Sa seule chance de survie : une alliance avec Emil Rottmayer, un co-détenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de s’évader, ils vont d’abord devoir se faire confiance.

 

L’avis de Manu Yvernault :

Soyons honnête. Il y aura toujours un plaisir coupable à voir, revoir ou découvrir un film avec Sylvester Stallone ou Arnold Schwarzenegger, pour ceux qui ont passé leur adolescence devant leurs films dans les années 80. Mais plaisir coupable ne dit pas plaisir tout court.

Après avoir chacun de leur côté participé à un bon nombre de films plus mauvais les uns que les autres ; à l’aune de la nouvelle décennie, un retour en grâce a pu être possible par la nostalgie de certains spectateurs. C’est surtout Sylvester Stallone qui a su tirer son épingle du jeu, plus tôt et avec plus de réussite. Rocky Balboa (6ème du nom) reste un film estimable, touchant du moins, à l’époque où il est sorti. The Expendables ayant rajouté du glaçage au gâteau, gourmand mais écœurant. Pour ce qui est d’Arnold Schwarzenegger, le vrai retour s’avère beaucoup plus discutable.

Les voilà donc enfin réunit pour un film, sans prétention, sinon celle de revenir aux sources des films qui ont fait leur succès, clichés en mains, comme le genre l’impose.

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La première faiblesse du film est son scénario. Si les 20 premières minutes peuvent capter notre attention, il en sera plus difficile pour le reste du film. On passe aisément d’une séquence à une autre sans explication (crédible), et un nombre incalculable de raccourcis gâchent le peu de plaisir qu’on peut tirer des scènes qu’on se force à sauver par indulgence et plaisir régressif. Le pitch qui surfe sur la réussite, même éloignée, de la série Prison Break, pouvait séduire ; il aurait cependant fallut un semblant d’implication des auteurs et surtout de son metteur en scène. Mikael Hafström se voit incapable de réussir la mise en œuvre de son film, tant dans son ensemble, que par son échec à caractériser ses personnages. Il semble hélas se satisfaire du charisme effrité de ses comédiens. Le travail du monteur, Elliot Greenberg, n’aide bien sûr pas du tout à relever les grandes faiblesses narratives d’Evasion. Totalement syncopé lors des scènes d’actions, rendant ces dernières illisibles, le film subit le découpage du pauvre. Pour sa défense, même si cela ne justifie pas tout, la probable impossibilité de filmer les comédiens lors de ces scènes, remplacés par leurs doublures, qu’on devine régulièrement. Moins gênant lors des dialogues, quoique, le montage sacrifie tout sur son passage.

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Il faut donc passer au-delà de tous ces éléments pour retrouver un semblant d’essor positif au film. Les fans se verront alors gratifiés du simple plaisir de retrouver les deux stars dans un même film. Mais, là encore, à ce petit jeu, la satisfaction prendra des degrés différents selon l’indulgence de chacun. Alors que certaines (rares) punchlines nous rappellent à nos meilleurs souvenirs régressifs, la plupart d’entre elles manquent cruellement de ressort et de second degré assumé. L’âge faisant, il s’avère également difficile de faire passer les deux partenaires pour d’actifs quinquagénaires, quand ces derniers flirtent plus avec le troisième âge. Ne reste plus qu’un angle d’attaque pour qui voudrait apprécier le film. Le déguster comme action movie réalisé en 2013 et qui se savourerait uniquement avec l’attente qu’on pouvait ressentir il y a 30 ans. Low budget, pop corn movie, Evasion ne met pas en avant une mise en scène mais la propension à mettre sous les projecteurs l’image d’une star. A ce jeu, Evasion s’en sort trop rarement.

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Le fait de voir Jim Caviezel très en forme nous rassure au moins lors de quelques séquences. Le rôle qui lui incombe étant bardé d’archétypes, ce dernier, bien que remplissant le cahier des charges « des clichés », s’emploie dans un jeu relativement savoureux. Or, relever la qualité mineure d’un rôle secondaire, montre sans doute la limite de ce qu’offre le film.

Evasion n’est donc pas encore (et sans doute pour longtemps) le retour au sommet de deux stars qui faisaient la pluie et le beau temps du box office. Si l’originalité du pitch ne rejoint jamais le scénario, la mise en scène vient en ajout saborder tout sur son passage, en passant d’un film low budget à presque fauché. C’est du moins le rendu à l’image. Pour finir sur une note positive, pour les fans les plus hardcore, oui Stallone et Schwarzenegger sont bien présent à l’écran et l’ensemble s’avère regardable, pour les autres, attendre autant d’années pour un tel résultat, fait naître autant la frustration que la demi-surprise de comédiens qui ne croient plus aux projets dans lesquels ils s’impliquent. Dans le genre film d’action, pour l’évasion cinématographique il faudra encore patienter.


Yanick Ruf

 


One Comment


  1.  
    Sam
     
     
     
     
     

    Pour ma part j’ai adoré ce film, qui est sans prétention, mais nous offre le bonheur et le plaisir tant attendu de voir nos deux idoles de jeunesse réunies dans un film (si l’on exclut Expendables).
    Au cinéma, toute la salle dans laquelle j’étais était conquise et l’émotion était vive de revoir nos deux héros ensemble!





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