CINEAlliance.fr est le premier site indépendant sur l'actualité du Cinéma, Blu-ray, DVD, des Courts-métrages et des Festivals depuis 1998

 
Random Article

Creed – L’héritage de Rocky Balboa

 

 
Overview
 

Realisateur:
 
Acteur: , , , , , , ,
 
Genre: ,
 
Pays:
 
Titre Original: Creed
 
Durée: 134 min
 
Date de sortie: 13/01/2016
 
Note
 
 
 
 
 


User Rating
6 total ratings

 


0
Posted 8 janvier 2016 by

 
Full Article
 
 

Adonis Johnson n’a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poids lourd Apollo Creed décédé avant sa naissance. Pourtant, il a la boxe dans le sang et décide d’être entraîné par le meilleur de sa catégorie. À Philadelphie, il retrouve la trace de Rocky Balboa, que son père avait affronté autrefois, et lui demande de devenir son entraîneur. D’abord réticent, l’ancien champion décèle une force inébranlable chez Adonis et finit par accepter…





 

L’avis de Yanick Ruf :

9 ans après le dernier opus, Rocky Balboa toujours incarné par Sylvester Stallone, est de retour sur grand écran! Cette fois-ci, il revient dans le rôle d’un entraîneur qui va s’occuper d’un petit jeune qui commence dans le monde de la boxe : Adonis Creed. Ce nom est célèbre, et pour cause, il s’agit du fils d’Apollo Creed, le premier grand adversaire de Rocky au milieu des années 70! L’histoire se poursuit avec des changements de rôles comme vous pouvez l’imaginer. Cette fois-ci, Rocky ne remontera pas sur le ring et c’est tant mieux au vu de son âge et de son physique. En effet, même s’il reste en forme, Stallone est loin de son interprétation de Barney Ross dans la série des Expendables. On lui donne 20 ans et 20 kilos de plus. Mais il est impeccable pour ce qu’on lui demande de faire, c’est du sur mesure! Bien trouvé.
creed03
A ses côtés, un jeune acteur interprète le fils d’Apollo :  Mickeal B. Jordan (à ne pas confondre avec le basketteur au même nom sans le « B. »). Son jeu est parfait. Il représente bien la jeunesse actuelle et contraste avec un vieux Balboa qu’il respecte en le considérant comme un « oncle » tout en gardant son style de la rue.
Un film qui renoue avec les traditions qui ont fait la popularité de cette série qui perdure depuis 1976. Loin donc d’un Rocky vieillissant défié par un jeune nouveau ou se retrouvant dans des « streets fights », un retour aux sources attendu pour Creed qui au final est un film qui nous fait obligatoirement penser au tout premier opus. Excellente idée, même si le scénario n’est pas original, pour combler le spectateur.
Verdict : L’action est présente, avec comme toujours son championnat pour finir le tout, les bons sentiments aussi et en prime un peu d’humour pour boucler le tout! Il n’en fallait pas moins pour nous tenir en haleine pendant les 2H15 du film!  Tout le monde y trouve son comble, le but est atteint!

creed04Avis de Manu

Malgré l’aura internationale acquit avec son premier film, Fruitvale Station, Ryan Coogler avait laissé certes une bonne impression, mais sans trouver sa réputation usurpée; le film souffrait de quelques boursoufflures, des errances de facilité dans lequel il s’enfonçait régulièrement, ne prenant aucun recul sur son récit et encore moins sur la relecture du fait divers qu’il tentait de mettre en scène. A la tête d’un projet un peu plus mainstream, et au budget plus conséquent, on pouvait au moins jeter un œil curieux sur son spin-off de Rocky, porter son attention sur le (sous-)chapitre 7 de la longue franchise dont Sylvester Stallone est à jamais l’icône et unique représentant.

Et sans atteindre les sommets d’un film oscarisable en cette période, on doit admettre un réel savoir-faire et un vrai plaisir de découvrir Creed.

La bonne idée de Ryan Coogler est d’avoir pris une direction proche de l’hommage, plus que de la suite facile et purement mercantile. Si Creed est effectivement un film qui se suffit à lui-même, il est également et surtout à l’image d’une suite de Rocky Balboa, sixième et brillant opus, tant par son existence au sein d’une des mythologies cinématographiques les plus populaires, que dans ce que le film tentait de raconter et de clore. Exit ici tous les affres les plus ridicules de la franchise, période fin des années 80, qui laissent place à un vrai vocabulaire de mise en scène comme un propos soigné, intelligent et sensible. On flirte parfois avec les codes du film indépendant, lumière, cadre, caméra épaule, pour créer une sorte de cinéma vérité ; certains plans font preuve d’une vraie intelligence de cadre quant au propos de l’instant sucité. Et la photo de Maryse Alberti, chef opératrice sur The Wrestler n’est pas étrangère à cet effet. Ryan Coogler efface donc les doutes qu’on pouvait avoir quant à la sincérité de mettre ce projet en route. Oui Hollywood recycle à l’infini mais parfois le savoir-faire est au rendez-vous. Comme ici.

creed02

Mais la plus grand surprise, entrevue déjà lors du précédent opus, c’est la force que Sylvester Stallone dégage aujourd’hui en tant qu’acteur, sur ce rôle. Il imprègne l’écran de tout son charisme et de sa force vieillissante et vacillante, sans vraiment se cacher de certains apparats dont Hollywood semble friand quant à l’image de l’acteur qui ne doit pas vieillir. Sa voix caverneuse et son regard de Droopy habillent parfaitement le jeu d’un comédien parfois raillé mais qui ici trouve un de ses plus beaux rôles. Entre émotion et nostalgie, sous forme méta acteur-personnage, même si le film ne semble pas assez se détacher de la charnière Rocky et être un film à lui seul, Creed envoie un joli uppercut entre hommage d’un fan de moins de trente ans et réalisateur sur le point de confirmer. Jolie surprise, le film de Ryan Coogler offre un très agréable moment de cinéma, catégorie film sportif, ainsi que la plus belle des portes de sortie pour un personnage, icône des années 80, tout comme à son acteur qui tire définitivement sa révérence sur les plus hautes marches de Philadelphie, avec l’image de bras levés, le regard tourné enfin vers une certaine consécration dans la cour des grands.

Moment coupable d’un cinéma mainstream, Creed l’est assurément avec la ceinture discrète de petit film aux grands effets.


Yanick Ruf

 


0 Comments



Be the first to comment!


Leave a Response


(required)