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Child of Light : le test !

 

 
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Posted 11 mai 2014 by

 
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Si depuis quelques années, Ubisoft semblait vouloir se concentrer sur des licences AAA ( = blockbuster) très fortes, l’annonce il y a quelques mois des projets Soldats Inconnus et Child of Light est arrivée comme une jolie volonté de varier les plaisirs tout en s’impliquant dans des projets plus modestes, dans cette veine indépendante à la mode depuis quelques temps. Mais la même veine indépendante a prouvé par certains échecs qu’il ne suffit pas de volonté, aussi grande soit-elle, et que les aspects matériels peuvent facilement vous revenir en pleine face. En comptant sur les moyens d’un grand studio comme Ubisoft, l’équipe en charge de Child of Light avait donc tous les atouts dans sa manche, et n’avait ainsi aucun droit à l’erreur. Par bonheur, le résultat est une vraie petite perle !

Impossible de parler de Child of Light sans commencer par le plus impressionnant : son univers. Reprenant l’ambiance d’un conte (où la jeune Aurora doit rentrer chez elle après s’être éveillé dans un monde féérique), la direction artistique s’appuie sur un style dessiné aux doux accents d’aquarelle qui devraient assurément rappeler aux joueurs certains livres de leur enfance. Humains, animaux, créatures féériques, décors plus fantaisistes les uns que les autres… Tout ce beau monde est dessiné et animé avec un talent impressionnant, secondé par les possibilités techniques du moteur UbiArt Framework (le même que pour Rayman Legends et le futur Soldats Inconnus) qui semble permettre toutes les folies. Et l’aspect visuel n’est pas le seul à avoir bénéficié d’une originalité certaine : la totalité des dialogues et didascalies du jeu sont ainsi écrites ou prononcées sous formes de rimes, souvent inspirées et très souvent amusantes.

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Enfin, impossible de parler de la direction artistique sans aborder l’aspect sonore, et surtout musical. Dès son annonce, l’implication de la chanteuse et musicienne Cœur de Pirate pouvait étonner (surtout les joueurs n’étant pas spécialement adepte de l’artiste, dont votre serviteur). Mais la surprise est d’autant plus grande lorsqu’on constate à quel point la musique s’intègre à la perfection dans l’univers de Child of Light, donnant lieu à des compositions intrumentales auxquelles il est vraiment difficile de rester insensible.

Mais Child of Light n’est pas qu’une œuvre d’art, c’est également (surtout ?) un jeu. Qu’en est-il de ce côté-là ? Si il faut avouer que si la surprise est moins impressionnante que l’aspect artistique (qui a mis la barre très haut, vous l’aurez compris), le jeu n’en est pas moins une franche réussite côté gameplay. Reprenant les bases du RPG/jeu de rôle, Child of Light mise sur des mécaniques qui ont fait leurs preuves, tout en y apportant de petites touches d’originalité bienvenues. A commencer par le choix d’un environnement en 2D de profil, ce qui n’a pas dû être une mince affaire à gérer (les fleurons du genre ayant souvent privilégié la 3D – isométrique ou non – ou la 2D vue de dessus façon Pokémon), mais qui se révèle finalement mieux adapté aux choix esthétique du jeu. Et cela permet de donner aux déplacements d’Aurora des accents de jeu de plates-formes plutôt sympathiques. D’autant que l’héroïne acquiert très vite la possibilité de léviter dans les airs, ce qui apporte une touche sympathique à son contrôle tout en renforçant l’aspect féérique du titre.




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C’est d’ailleurs au gré de ses déplacements qu’Aurora rencontrera plusieurs personnages attachants, dont certains l’accompagneront dans sa quête et surtout dans ses combats. Des combats qui se jouent au tour par tour (de un contre un à deux contre trois), le joueur devant gérer sa stratégie en fonction de chaque affrontement. Ainsi, les adversaires peuvent parfaitement vous empêcher de placer la moindre attaque si vous gérez mal votre temps et les possibilités tactiques de vos personnages. D’autant qu’à la manière de Pokémon, certains alliés ou ennemis sont associés à un élément (eau, terre, ombre…) ou à un type de stratégie (attaque physique, attaque magique, défense…), ce qui ne devra pas être négligé au moment de combattre. Bien sûr, vous pouvez aisément ranimer les blessés et même switcher vos combattants en cours d’affrontement, ce qui peut vous sauver la mise (mais n’attendez pas le dernier moment : si vos 2 combattants sont mis à terre, la partie est finie, même si vous aviez encore quatre personnages en réserve). Bref, là aussi, on reste dans des mécaniques bien connues mais teintées d’une certaine originalité qui fait la différence.

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Une originalité qui réside ici dans la présence d’Igniculus, la luciole qui accompagne constamment Aurora (autant dans son exploration que dans les affrontements) et qui peut être autant dirigée par le joueur 1 (grâce au stick droit de la manette) ou en coopération par un 2e joueur. La particularité d’Igniculus : illuminer fortement son corps afin d’aveugler les adversaires, résoudre des énigmes, soigneur Aurora ou même glaner des items au fil du jeu. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais croyez-le, ne négligez pas cette luciole : petite, mais costaude, on vous garantit qu’elle vous sauvera souvent la mise. Notamment dans les combats, où Igniculus pourra vous soigner ou surtout ralentir vos adversaires afin de vous laisser le temps de placer une attaque dévastatrice. Le cousin RPG du chat et de la fée de Puppeteer, en somme (excusez du peu !).

Vous l’aurez compris, Child of Light est un vrai petit bijou destiné à tous, d’autant qu’avec son prix de lancement de 15€, le rapport qualité/prix est assez sympathique (comptez facilement une dizaine d’heures pour l’aventure principale). Si le côté un peu trop sage de ses mécaniques RPG pourra rebuter les joueurs les plus aguerris, il est largement compensé par une direction artistique à tomber à la renverse. Quant aux joueurs débutants, cette aventure leur donnera peut-être le goût du RPG et l’envie de s’essayer à des titres plus exigeants. En attendant, Child of Light ne vous laissera certainement pas insensible, sans compter la composition de Cœur de Pirate qui aura tendance à rester longtemps en tête, et dont on ne peut s’empêcher de vous proposer un avant-goût ci-dessous.


NicoH

 


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