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Burning

 
 
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Titre Original: Buh-Ning
 
Durée: 148 min
 
Date de sortie: 29/08/2018
 
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Posted 28 août 2018 by

 
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Lors d’une livraison, Jongsu, un jeune coursier, tombe par hasard sur Haemi, une jeune fille qui habitait auparavant son quartier. Elle lui demande de s’occuper de son chat pendant un voyage en Afrique. À son retour, Haemi lui présente Ben, un garçon mystérieux qu’elle a rencontré là-bas. Un jour, Ben leur révèle un bien étrange passe-temps…
Film présenté en compétition au Festival de Cannes 2018

L’avis de Fabien (chronique cannoise)

Pour son retour derrière la caméra après Poetry, présenté à Cannes en 2010, Lee Chang-dong transpose une nouvelle du japonais Haruki Murakami, Les Granges brûlées, en Corée du Sud.

Dans Burning, Jongsu, un jeune coursier candide, tombe par hasard sur une ancienne voisine. Après avoir couché ensemble, Haemi s’en va en Afrique puis revient avec Ben son nouvel amant, un jeune homme riche et mystérieux (Steven Yeun de Walking dead) qui avouera plus tard à Jongsu avoir pour hobby de brûler des serres à l’abandon aux abords de Séoul. Une étrange relation se noue entre les 3 individus, le Gatsby généreux au sourire étrange qui est à la fois intrigué et parfois condescendant avec ces deux individus d’un autre monde et les jeunes amis fascinés par ce jouisseur mondain. Puis Haemi disparaît, s’évapore. Jongsu va alors suivre Ben pour en savoir plus.

Lee Chang-dong livre une étude de caractères précise, fine : Ben interpelle par ses zones d’ombre, Haemi s’avère touchante avec son mal de vivre et Jongsu, jeune homme, naïf, fragile, déçu en amour a une violence rentrée dont on pressent qu’elle va exploser; le réalisateur maîtrise l’art de la combustion lente, par petites touches, des regards, des gestes répétés, des révélations sur son passé, il dit le trouble, la folie qui s’installe progressivement chez Jongsu dont l’obsession pour cette jeune femme dont il est secrètement amoureux va le conduire vers les rives de la criminalité. Burning débute en effet sous l’apparence d’un drame sentimental puis dans la dernière heure un glissement s’opère subtilement vers le thriller psychologique.

Le film est placé sous le signe de l’apparence, de l’illusion, à l’image de cette belle scène où Haemi épluche en mime une mandarine et ce tour de prestigidation où Ben fait apparaître un caillou dans la main de sa jeune maîtresse, ce caillou qu’elle a dans le coeur qui l’empêche de profiter du moment présent et la laisse constamment insatisfaite. La dernière scène avec Jongsu en train d’écrire le roman dont il parlait depuis le début, dans l’appartement de Haemi décoré autrement et habitée par une autre jeune femme, est une illustration intéressante du pouvoir de l’imagination pour la création artistique.

Envoûtant, très maîtrisé, Burning pourrait permettre à son réalisateur de briller au Palmarès de ce 71ème festival de Cannes.


Fabien Brajon

 


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