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Breaking Bad : la fin géniale d’une série à découvrir absolument!

 

 
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Posted 2 octobre 2013 by

 
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« All Bad Things must come to an end ».  Oui, Breaking Bad, c’est fini. Et si les fans ont su être comblés par un épisode final magistral, vous êtes encore nombreux à ne pas avoir succombé à la série, voire à ne pas la connaitre… Et si vous vous laissiez tenter par un petit shoot ?

breakingbad_logo

20 Janvier 2008 – 29 Septembre 2013. Cinq saisons. Cinq années et demi pendant lesquelles les spectateurs les plus curieux (et les plus chanceux) ont pu vivre au rythme de Breaking Bad. Série imaginée par Vince Gilligan (scénariste habitué de X-Files et co-scénariste de Hancock avec Will Smith, pour citer les plus connus), Breaking Bad nous conte les aventures mouvementées et délirantes (dans tous les sens du terme) de Walter White, prof de chimie se découvrant un cancer et décidant de devenir trafiquant de drogue pour subvenir aux besoins de sa famille après sa mort.

Lu sur un coin de table, ce pitch de série aurait de quoi faire (sou)rire dans le mauvais sens du terme. Mais Breaking Bad n’est pas une série comme les autres, et pour le faire comprendre au spectateur, il suffit de trois choses : un acteur, une scène et un épisode.

Un acteur : Bryan Cranston. Si son nom reste malheureusement peu connu du grand public, son visage et sa voix (VO comme la très bonne VF) restent inévitablement rattaché à une des meilleures sitcoms des années 2000 : Malcolm. En effet, Cranston y incarnait Hal, le père tendre/immature/hystérique de cette famille totalement déjantée qui continue de faire les grandes heures de M6. Un rôle difficile à faire oublier tant Cranston habitait littéralement son personnage d’une folie dévastatrice, mais surtout d’un talent indéniable qui aura malheureusement dû attendre quelques années de plus pour pleinement exploser aux yeux du grand public. Car oui, si le visage de Cranston est désormais familier grâce à de nombreux et récents films (Total Recall, Contagion, Argo ou l’excellent Drive), c’est en grande partie grâce à Breaking Bad ! (pour l’anecdote, le réalisateur de Drive, fan de la série, a lui-même insisté pour que Cranston joue dans le film).

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Une scène : la première de toute la série. Un pantalon qui vole sur fond de ciel bleu. Un camping-car lancé à vive allure qui rompt le silence du désert. Un homme en slip et masque à gaz au volant du véhicule, abritant 3 autres hommes inconscients et/ou morts. Et le tout s’achève sur ce même homme, Walter White, (toujours en slip) faisant ses adieux à sa famille via caméra interposée avant de dégainer une arme en direction des forces de l’ordre dont on entend les sirènes se rapprocher.
Pour quiconque découvre la série, cette scène procurera un effet identique qu’on pourrait décrire en 3 mots : « What the Fuck ? ». En effet, en moins de quatre minutes, Breaking bad réussit un exploit : ne rien dévoiler de l’intrigue (impossible de comprendre ce prologue sans voir la suite de l’épisode) tout en présentant l’essence de la série. Une essence qui pourrait se caractériser par un savant mélange entre humour et drame, le tout sur fond d’une ambiance totalement dingue, mais jamais farfelue (on est pas dans la comédie pure, ni la parodie). Bref, une séquence d’intro qui réussit haut-la-main son pari : donner envie d’en voir plus !



(Un extrait de la première scène de la série, ici en VF.)





 

Et ce « plus » viendra avec… un épisode ! Pas le premier (néanmoins excellent), mais le deuxième. Celui dont tous les fans se souviennent. Celui qui finit de hisser Breaking Bad au rang de série culte en puissance (et on en est qu’au deuxième épisode). Celui qui présente l’alchimie incroyable entre ses deux acteurs principaux (Bryan Cranston et Aaron Paul),  qui amorce réellement l’intrigue de la série (entre comédie noire, drame familial et thriller) et surtout qui fait montre de l’intelligence de l’équipe derrière la série. Entre trouvailles scénaristiques (l’antivol de vélo, l’acide fluorhydrique…), talent des acteurs et des situations (la rencontre entre Jesse et Skylar White, la visite de Walt et Skylar chez le gynéco, Walt et le dealer dans la rue…), et surtout – scène cultissime – la chute de l’épisode sur l’importance du polyéthylène…
Bref, tout dans cet épisode finit de présenter Breaking Bad (plutôt pas mal si l’on considère que certaines séries mettent une demi-saison à trouver leur rythme). D’ailleurs, les fans ne s’y tromperont pas et le répètent encore à qui veut l’entendre : si vous n’accrochez pas à Breaking Bad à compter du second épisode, il y a peu de chances que vous accrochiez un jour !

© "Breaking Bad" 2007Topanga Productions.Lewis Jacobs/ Still Photographer

Par contre, si vous avez accroché et suivi la série jusqu’à son dernier épisode, cinq ans plus tard, c’est un curieux sentiment qui vous envahira. Non pas celui de voir une histoire se conclure, mais celui de devoir quitter des personnages devenu si proches. Comme des amis, peut-être mêmes des parents. Et de voir leur route se poursuivre d’une manière aussi inattendue, aussi surprenante.
C’est sans doute là le meilleur qualificatif de la série : surprenante. En cinq ans, n’importe quel spectateur vous le dira : malgré les défauts qu’on pourra lui trouver (et qui font paradoxalement sa force, comme ce rythme lent si décrié par les non-fans), Breaking Bad n’a jamais cessé de tenter de se renouveler, de surprendre. Et elle y est magnifiquement bien arrivée, sans aucune fausse note. De ce pantalon volant dans le ciel, en passant par l’entrée en scène du mythique Gus, jusqu’à ce final qui voit chaque héros affronter un destin que l’on n’aurait osé imaginer cinq années auparavant.

Car sérieusement, qui aurait imaginé ces types (notez comme nous évitons les spoilers !) comme « boss final » au jeu du grand Heisenberg ? Personne, et c’est sans doute là le génie de Breaking Bad : ne jamais s’être écarté de ses personnages au profit du spectacle. Chaque ami, chaque associé, chaque rival, chaque ennemi… Et toutes les histoires qui ont découlé de leurs rencontres… Tout cela n’a jamais été motivé autrement que par l’évolution des personnages, et non simplement de l’histoire. Une différence de poids dont on ne prend la pleine mesure qu’à l’approche de la fin, en voyant comment ces personnages ont changé en deux ans (car oui, la série se déroule sur seulement deux ans, dont un an entre les saisons 1 et 5).

breakingbad2

Dans le premier épisode de la série, Walter White présentait sa vision de la chimie, qui est pour lui la science du changement et de la transformation. On n’imagine alors pas combien cette phrase est en fait à l’attention du spectateur. Car non, Breaking Bad ne raconte pas l’histoire d’un prof de chimie décidant de fabriquer de la drogue. Elle raconte la transformation d’une multitude de personnages liés dès le premier épisode par les choix de ce prof de chimie qui pense pouvoir faire le bien en faisant de mauvaises choses, en fréquentant les mauvaises personnes. Et ces « Bad Things » de finir par les gangréner lui et tous ceux qu’il aime, à un point que peu auraient imaginé…  Jusqu’à cette fin absolument sublime qui parvient à combler les attentes en même temps qu’elle réussit à laisser sur le cul, tout en nous gratifiant d’une touchante larme à l’œil. Sans compter l’émotion de cette dernière musique…

Bref, un épisode final en forme de réussite totale qui finit d’asseoir Breaking Bad à la place qu’elle a durement gagnée en réussissant le tour de force de s’améliorer au fil des saisons. Cette place l’attend désormais au panthéon de la télévision, et le siège réservé à la série porte cette inscription:

 L’une des (la ?) meilleures séries de tous les temps, et l’une des meilleures drogues jamais conçues, « bitch ».

Photo Credit:  Ben Leuner/AMC

Texte par NicoH


Umungus

 


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