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Battlefield V : le test !

 

 
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Posted 5 décembre 2018 by

 
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Après la guerre moderne et la Première Guerre Mondiale, Battlefield rentre dans le rang en revenant à la Seconde Guerre Mondiale avec Battlefield V. Un véritable retour aux sources pour un titre en forme de best-of qui reprend les qualités de ses prédécesseurs pour nous offrir un Battlefield de haute volée.

La Seconde Guerre Mondiale et les FPS, c’est une histoire d’amour qui remonte à loin. Call of Duty, Medal of Honor, Brothers in Arms, Commandos… Nombreuses sont les licences à en avoir fait le théâtre de plusieurs de leurs opus. Étrangement, si l’on serait tenté de citer également Battlefield, ce serait oublier qu’à l’exception de Battlefield 1942 (et son remake), la licence de DICE a davantage privilégié la guerre moderne, voire futuriste (BF 2142) au cours de son existence, avant de nous emmener dans la Grande Guerre avec BF1. C’est donc après une pause de 16 ans que la saga fait son retour dans l’univers de la Seconde Guerre Mondiale avec ce Battlefield V.

Faisant lui-même suite à un Battlefield 1 (oui, on s’y perd un peu) qui avait redéfini bon nombre d’éléments de la licence, Battlefield V en représente d’une certaine façon le prolongement. Même moteur, bien mieux maitrisé. Même gameplay, mieux équilibré. Mêmes possibilités de destruction, bien plus poussées… Les premiers instants sur BFV ont de quoi étonner tant on ne s’attendait pas à ce que DICE écoute à ce point les retours des joueurs de BF1. Frénétique, crasseuse, étouffante, chaotique jusque dans ses moindres détails… L’ambiance des champs de bataille de BFV prend à la gorge, renvoyant directement au travail entamé sur le DLC Apocalypse dans BF1 et qui cherchait à retranscrire l’ambiance apocalyptique et craspec des tranchées. En ce sens, Battlefield V pourrait bien représenter l’aboutissement de ce DLC Apocalypse tant les détails et la mise en scène ont été poussés plus loin, jusque dans la mort de votre avatar.

Par exemple, si la mort et la réanimation ont toujours fait partie de Battlefield, ce BFV marque un tournant en termes de mise en scène puisque lorsque vous mourez, le laps de temps au cours duquel vous pouvez être réanimé par un équipier de votre escouade ou un médecin se fera désormais à travers les yeux de votre soldat agonisant à terre, une main sur ses blessures, l’autre ensanglantée et tendue à la recherche d’un sauveur, le tout au son de ses implorations à l’aide. Ça n’a l’air de rien écrit comme ça, mais croyez-le, en pleine partie, ça fait son effet, si bien qu’il est difficile de ne pas saluer ce parti pris radical de DICE qui renverrait presque au devoir de mémoire. Un ressenti un brin atténué par certaines libertés prises pour « privilégier le divertissement à l’authenticité », comme évoqué il y a quelques mois par le studio.

Ce parti pris radical se retrouve également dans les possibilités de destruction qui semblent avoir été poussées encore plus loin et qui, couplées à l’ambiance frénétique constante, nous renvoie directement à l’excellent Battlefield Bad Company 2. Evidemment, toutes les structures de BFV ne seront pas concernées, mais il est indéniable qu’un cap a été franchi entre BF1 et BFV, si bien qu’aucune couverture ne semblera jamais pouvoir vous abriter longtemps des attaques ennemies, créant un stress permanent au cours de vos parties.

Des parties qui, heureusement, restent dans la lignée de la saga Battlefield offrant différentes possibilités en fonction des modes de jeux. Le plus connu et emblématique restant évidemment Conquête et ses 64 joueurs s’affrontant sur un champ de bataille pour le contrôle de différents points stratégiques, secondés dans leur tâche par différents véhicules terrestres, aériens ou nautiques. Outre Conquête, BFV propose également différentes joyeusetés s’articulant autour de l’attaque/défense de points selon votre camp (mode Percée), de la prise progressive de points (Ligne de Front), d’un mode Conquête sur une petite map et sans véhicules (Domination) ou encore de ces bons vieux Matchs à Mort en Equipe. A noter également le mode Grandes Opérations se présentant comme un mélange de différentes cartes et modes de jeux, reliés entre eux par une trame narrative qui évoluera en fonction de quel camp remporte la victoire à chaque manche. De quoi varier les plaisirs ! A noter que le mode Battle Royale de Battlefield V, baptisé Firestorm, n’était pas encore disponible au cours de notre test puisque son ajout est prévu pour mars 2019.

Si le solo a rarement été le fort des Battlefield (exception faite de Bad Company 2 et Hardline), Battlefield 1 avait réussi à changer la donne en troquant la « longue » campagne unique au profit de plusieurs « récits de guerre » plus courts et indépendants les uns des autres. Puisqu’on ne change pas une équipe qui gagne, ces récits sont de retour dans Battlefield V, jouant le double rôle de campagne solo et de tutorial pour les différentes facettes du gameplay. A nouveau, sans être totalement mémorable, ce mode solo offre son lot de moments sympathiques et de personnages attachants, se permettant même de jouer la carte de l’humour. Une sympathique mise en bouche avant le plat de résistance que représente le mode multijoueurs.

Sur le plan des sensations de gameplay, on reste dans du Battlefield avec une orientation moins arcade que son rival Call of Duty, sans pour autant tomber pleinement dans la simulation. Un choix qui concerne autant les phases à pied que dans les véhicules. Un juste équilibre, mais rien de neuf sous les obus puisque cette orientation est la marque des Battlefield depuis les premiers opus. On regrettera toutefois les sensations un peu bancales de certaines armes, mais les puristes apprécieront de pouvoir les personnaliser, même si cela se limitera majoritairement au type de viseur et à la couleur. A noter que cette personnalisation s’appliquera également à votre avatar dont vous pourrez décider du sexe, mais également du faciès (parmi une sélection) et des vêtements.

Sur un plan plus technique, là aussi, on reste dans la tradition Battlefield avec un moteur Frosbite qui devrait régulièrement vous arracher la rétine tant ses qualités semblent encore avoir été repoussées. Modélisation des personnages et des décors, effets de lumières et de particules, modifications en temps réel du champ de bataille au gré des explosions et des flammes… Chaque instant dans Battlefield V donnera envie de s’arrêter pour observer le spectacle. On appréciera en outre le réel pas en avant au niveau de la flore, plus dense que jamais au point de vous permettre de vous cacher au milieu d’un champ de fleurs ! On regrettera juste certains bugs de jeunesse, comme un clocher d’église qui s’écroule, mais dont la cloche reste bien à sa place initiale, lévitant dans les airs. Impossible également de ne pas citer le sound-design proprement bluffant qui finit de donner vie aux champs de bataille avec brio. Du grand art !

Reprenant les qualités de Battlefield 1, mais également de volets plus anciens comme Bad Company 2, ce Battlefield V s’impose à la fois comme un aboutissement et un véritable best-of de la saga, autant sur le plan technique que du gameplay. Aussi plaisant à jouer que visuellement bluffant, ce nouvel opus, si il n’est pas parfait ni pleinement authentique, nous offre indéniablement un morceau de choix, digne héritier de ses prédécesseurs.


NicoH

 


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