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Badlands Of Dakota : Test Blu-ray

 
 
Overview
 

Realisateur:
 
Acteur: ,
 
Genre:
 
Pays:
 
Durée: 74 minutes
 
Date de sortie: 1941 Date de sortie Blu-ray et DVD : 5 mars 2019
 
Note
 
 
 
 
 


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Posted 3 avril 2019 by

 
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Brouillé avec son frère Bob pour lui avoir « volé » sa fiancée, Jim Holliday porte désormais l’étoile de shérif de Deadwood, une ville particulièrement turbulente en cette période de ruée vers l’or.

L’avis de Quentin :

Esc, en partenariat avec Movinside, continue d’agrandir sa collection Western Legends avec ce mois-ci un film du prolifique Alfred E. Green : Badlands Of Dakota. Effectivement le réalisateur est fort d’une carrière supérieure à cent films, un catalogue se permettant de visiter les carcans du cinéma de l’époque. Cependant le réalisateur de L’Indésirable Monsieur Donovan n’a jamais réussi à asseoir sa réputation à Hollywood avec un cinéma parfois trop conformiste.

Néanmoins, l’éditeur français qui a du flair décide de ressortir Bandlands Of Dakota; il n’en a pas fallu plus pour intriguer l’œil de Cinéalliance.

Cet article se divisera en deux parties :

I) La critique de Badlands Of Dakota

II) Les caractéristiques techniques de l’édition Blu-ray.

I) La critique de Badlands Of Dakota

Le film  du réalisateur américain s’ancre dans deux genres fort du cinéma des années 40 aux Etats-Unis : le western et le film historique. Cette approche en fait la singularité du film. Le long-métrage décide de revenir à l’époque de la ruée vers l’or et de nous donner à voir la création de Deadwood, une petite ville créée en dernière minute par les chercheurs d’or, sans aucune hiérarchie, ni autorité. Nous n’avons même pas la présence d’un shérif pour faire régner l’ordre et la loi. La loi est détenue par le gérant du pub local, un gérant ayant assis son autorité à coup de revolver.

L’histoire est désormais connue de tous grâce à la très réussie série Deadwood de David Milch, cependant cela n’était pas le cas des spectateurs lors de la projection de Badlands Of Dakota en 1941. On nous présente alors la ville de Deadwood, une cité illégale fondée sur un territoire indien. La découverte de gisements d’or va vite transformer le territoire indien en ville décadente remplie de bars et maisons closes. La ville a d’ailleurs été connue pour ses bandits-manchots et ses clubs de prostituées. La ville aura vu passer des légendes de l’Ouest comme Wild Bill Hicock ou encore Calamity Jane. Deadwood fut dévastée à la suite d’un immense incendie.

Green parvient ainsi à apporter au film toute l’histoire de la ville de sa création jusqu’à sa destruction en seulement 74 minutes. Il réussit à travailler ingénieusement le temps qui lui est accordé à la fois pour nous compter l’histoire de cette bourgade mais aussi pour nous faire suivre les aventures du jeune Jim Holliday, frère du chef de la ville.

Il se donnera pour mission de remettre la ville sur pied ainsi que de combattre l’injustice et le banditisme dont la ville est en proie, en s’équipant du costume de shérif de la ville, le premier de l’histoire de Deadwood.

Nous suivrons notre shérif à travers sa romance qu’il entretient avec l’ancienne promise de son frère, chef illégitime de la ville. Une romance qui n’apporte pas réellement de plu-value au film mais qui a la mérite de développer la ligne scénaristique de l’oeuvre, pleine de rebondissements.

Le long-métrage aborde la question de la ruée vers l’or et ses débordements d’un point de vue comique, presque absurde. C’est d’ailleurs une empreinte très caractéristique de Badlands Of Dakota, né juste avant l’âge d’or du western. Il est en cela atypique et fondateur d’un genre qui aura usé par la suite tous ses gimmicks jusqu’à la corde. A la manière des fondateurs de l’Amérique de l’Ouest, ces chercheurs d’or, Green se lance dans une ruée vers le succès dans un genre encore assez réservé à son époque. Un réalisateur qui n’aura pas eu les mérites qui lui reviennent en tant que fondateur de nouveaux codes du genre.




Le seul reproche pouvant être fait à cette petite surprise serait les efforts minimums fournis par le réalisateur en ce qui concerne les plans proposés. Il nous offre une oeuvre qui ne va pas tenter de chercher de nouveaux horizons visuels. C’est peut-être ce qui a d’ailleurs porté préjudice à la carrière du cinéaste qui n’était peut-être pas assez ambitieux, confiant par rapport au talent certain dont il disposait.

Badlands Of Dakota est un très bon western qui saura ravir les amoureux du genre. Un film totalement perdu durant de trop nombreuses décennies et qu’ESC et Movinside auront eu le mérite de rafraîchir. N’hésitez plus, si le grand Ouest américain vous appelle, foncez vers cette grande réussite du genre.

II) Les caractéristiques techniques de l’édition Blu-ray

Image :

La copie HD du film apporte de beaux contrastes et une profondeur intéressante. L’oeuvre a cependant de nombreuses griffures et marques tout au long du visionnage. Cependant cette abondance de marques sur la copie n’altère en rien la qualité du film, elle améliore même le plaisir de visionnage. L’âme du film et le reflet de son époque s’en retrouve décuplé.

Une belle copie de ce western méconnu. La note ne reflétant cette fois ci pas les qualitatifs techniques mais bien plutôt le confort de visionnage. Un confort appelant à déguster l’oeuvre dans d’authentiques conditions.

Note Image : 4/5

 

Son :

La piste son est comparable au rendu vidéo, elle n’est pas parfaite et ne le recherche en aucun cas. On se retrouve bien plus dans l’atmosphère que le film voulait créer que si elle avait été lissée et débarrassée de son grain et son souffle d’origine.  Il y a même par moments quelques sauts de la piste sonore du passage d’une séquence à une autre. Un autre « défaut » qui saura nous replacer dans cette surprise des années 40.

Note son : 3/5

 

Suppléments :

Esc propose un unique bonus au travers d’un entretien avec Iac du nom de « Martha Jane, James, George et les autres ». L’entretien est particulièrement bien orchestré. Iac, spécialiste en western, va revenir sur le genre et replacer Badlands Of Dakota à la fois dans son époque, dans son histoire mais également dans son genre. Tout d’abord, il fera un petit détour par la carrière du réalisateur et apporte une vraie lumière sur une étoile perdue du Hollywood des années 40. Il prendra également quelques minutes pour aborder les acteurs principaux, contextualiser le film à l’échelle de leur carrière et permettre même de nous rappeler que l’actrice principale fait parti du casting d’Autant En Emporte Le Vent.

Iac fait une proposition très  intéressante revenant sur les trois personnalités du grand Ouest américain, présentes dans le film. Il prendra ainsi le temps de nous expliquer la vie fascinante de Wild Bill, la carrière remarquable du général Custer mais également l’existence de l’atypique Calamity Jane, des approches particulièrement pertinentes pour connaître l’histoire des grands noms américains mais aussi apporter un éclairage dans la compréhension des sous-textes du film. Nous pouvons féliciter l’éditeur français pour tel bonus !


Quentin Tarantino

 


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