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Posted 26 juin 2019 by NicoH in Musique
 
 

Hellfest 2019 – Jour 2 : notre live-report !





La matinée est déjà bien entamée et le soleil déjà bien chaud (petit tuyau : couverture de survie par-dessus la tente pour garder la fraicheur) lorsque nous nous réveillons. Un petit dej’ sur le pouce, un peu de digression sur le calme ambiant durant la nuit dans le camping (ca fait plaisir de pouvoir dormir tranquille), et nous voilà déjà repartis pour les festivités. Et sur les conseils de Nicolas, c’est vers Skindred que nous nous dirigeons pour démarrer la journée.

Avec ses sonorités mêlant metal et ragga, et boosté par l’énergie communicative et les taquineries de son chanteur, il ne faut que quelques instants à Skindred pour enflammer une foule déjà bien consistante alors que nous n’en sommes qu’au début de journée. De quoi donner d’emblée la pêche pour la suite.

Cependant, ce n’est pas le rock à papa de FM, prenant la suite de Skindred, qui profitera de la foule puisque celle-ci déserte rapidement la Main Stage, seul restant un petit troupeau d’irréductibles. On ne saura pas quel concert a davantage fédéré les foules à la même heure puisque nous restons pour notre part devant FM, boosté par leur rock à l’ancienne qui fait son petit effet, boosté par l’un des meilleurs réglages sonores de tout le festival, faisant autant la part belle au chant qu’aux instruments sans pour autant fracasser les oreilles. En prime, le groupe semble prendre un réel plaisir à jouer, offrant un show sincère et loin d’être formaté. Une très jolie surprise (pour Kath et votre serviteur en tout cas, Nicolas admettant volontiers que ce n’est pas sa came).

Toujours sur les conseils de Nicolas et sa compère Coline, nous migrons vers la Warzone pour Batmobile (aucun rapport musical avec l’homme chauve-souris). Dans la veine de FM, si leur son n’a pas grand-chose d’original, le groupe emporte le public dans son sillage grâce au plaisir évident et communicatif que prennent ces vieux briscards à faire les fous sur scène. Au menu, costumes qui volent, pitreries en tous genres, utilisation détournée du violoncelle… Bref, tout ce qu’il faut pour un show empreint d’humour et de sincérité.

 

Nicolas migre ensuite vers Allegeon dont il retient « un très haut niveau technique, avec beaucoup de changements rythmiques et de mélodies hyper pointues », même si ce genre musique n’est « clairement pas pour tout le monde ». Du bref aperçu que nous en avons eu, difficile de lui donner tort sur cette seconde partie. Alors que nous nous dirigeons avec Kath vers les australiens punk-rock et gentiment barrés de The Living End (le retour de la bouteille de bière pour jouer à la guitare !), Nicolas leur préfère Punish Yourself, visiblement tout aussi barrés avec leurs costumes lorgnant vers le fluo et le BDSM. « Un grand nawak ! », dans le bon sens du terme.

La team se retrouve au complet pour le rock de Eagles of Death Metal, tristement célèbres depuis les attentats parisiens du 13 novembre au Bataclan où ils se produisaient, sans oublier leur déprogrammation de plusieurs événements l’année suivante suite à des paroles polémiques sur la sécurité au Bataclan. Que dire si ce n’est que vu ces circonstances, on attendait pas autant d’énergie et de générosité de la part de ces vieux briscards, dont le plaisir à jouer ici transparait à chaque instant, en particulier lors d’un « Je vous aime. Je me sens chez moi. Vous ne nous avez pas laissé tomber » lancé aux festivaliers, ou d’une traversée de la foule par le chanteur du groupe qui n’hésitera d’ailleurs pas à venir tendre le micro aux fans pour chanter avec lui. Clairement l’un des plus beaux moments du festival.

Pris par un coup de chaud (toujours bien s’hydrater et se protéger du soleil !), votre serviteur déserte les scènes pour aller se reposer à l’ombre et au calme, le trajet rythmé par le rock old-school de Whitesnake qui ne sera pas sans évoquer les génériques des séries TV tendances des années 90. Pas désagréable pour bibi (nostalgie, quand tu nous tiens), mais « à en vomir des arcs-en-ciel » pour Nicolas. Les goûts et les couleurs, que voulez-vous…

Passé un peu de repos, un petit remontant et la rencontre avec un sosie non-officiel de Charlie Hunnam (Sons of Anarchy, Pacific Rim) dont votre serviteur se demande encore aujourd’hui si ce n’était pas le vrai, il est temps de retourner vers les festivités et la fin du concert de Within Temptation. L’occasion de découvrir un sympathique décor, avec une scène agrémentée de cornes géantes qui fait son petit effet, instaurant une ambiance rappelant Stargate très sympathique. Quant au concert dans son ensemble, Nicolas retiendra une très bonne surprise, boostée par des réglages sonores beaucoup plus gras que sur leurs enregistrements. « Je ne m’y attendais pas, mais j’ai beaucoup aimé », nous confesse-t-il.

Nicolas migre vers la violoncelliste Jo Quail venue remplacer une artiste ayant dû annuler pour cause de grossesse. Visiblement, la surprise est à nouveau au rendez-vous avec cette artiste seule en scène qui, à l’aide de son matériel, compose en live des boucles, des ambiances et un univers très sombre, nuançant le tout avec quelques passages rythmiques. Pour parachever le tableau, une belle humilité de la part de l’artiste qui semble émue d’être au Hellfest. Puis Nicolas enchaine avec le black mélodique de Dark Tranquility, qui aura malheureusement souffert de soucis techniques sur une partie des enceintes. « Dommage, d’autant plus qu’ils proposent de très bons riffs et d’une partie chant vraiment intéressante. »

De notre côté, nous restons pour Def Leppard qui, bien qu’un poil formaté, nous offre un show des plus agréables, boosté par des réglages sonores au poil et une jolie mise à profit des écrans géants, avec notamment la diffusion de photos souvenirs en arrière-plan. Et inutile de dire que le live de la chanson Photograph aura fait son effet, donnant même envie à votre serviteur de rebrancher GTA V dans la foulée (pour les néophytes, vous la trouverez sur la radio Los Santos Rock Radio).

On enchaine avec les vieux parmi les vieux de ZZ Top, qui fêtent cette année leur cinquantième anniversaire (du groupe, pas des membres qui, eux, tapent au minimum les 70 ans). L’âge commence d’ailleurs à se faire sentir tant les artistes sont majoritairement stoïques sur scène, mais cela ne les empêche pas de se faire et nous faire plaisir avec tout plein de joyeusetés, depuis la reprise de leurs principaux titres qui font toujours leur petit effet (La Grange et Gimme All You Lovin’ en tête) en passant par des guitares-moumoutes à la fourrure aussi épaisse que la barbe des chanteurs. En passant, mention au batteur qui, malgré l’âge, tient toujours une pêche phénoménale !

Et en parlant de mention, impossible de ne pas en donner une au dernier groupe de la journée : Kiss. Bien qu’un poil plus jeunes que les ZZ Top, les membres de Kiss ne sont pas non plus de toute première jeunesse, et c’est donc une réelle surprise et une incroyable preuve d’amour de les voir se donner autant sur scène. Présence scénique de fou furieux, mise en scène inspirée dans les moindres détails (le guitariste qui dégouline de –faux- sang, le batteur monté sur verrins hydrauliques qui monte jouer à plusieurs mètres du sol…), sans oublier une mini-scène plantée au milieu de la foule où le chanteur se rend en tyrolienne et sans sécurité svp ! Le tout dopé par des réglages sonores aux petits oignons… Bref, si Sabaton aura sans doute la palme du festival en termes de décor, inutile de dire que Kiss gagne haut-la-main celle de la mise en scène, se concluant dans un feu d’artifice en forme de cerise sur le gâteau pour le groupe qui signe cette année son baisser de rideau.

Du grand art, et une parfaite conclusion à cette deuxième journée avant un dernier verre entre collègues, puis un retour vers la tente où nous faisons au passage connaissance avec nos voisins (et pour contrebalancer nos souvenirs du Sziget, enfin un festival où quand les gens vous proposent l’apéro, ce ne sont pas des paroles en l’air ! ^^).

 


NicoH