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Posted 15 octobre 2016 by Yanick Ruf in Livre
 
 

Harry Potter et l’enfant maudit, notre avis sur le dernier tome de la saga!


La saga Harry Potter, constituée d’une série de sept livres qui avait pris fin officiellement en 2007 sur un bémol suite à un livre considéré par beaucoup de fan comme baclé, s’offre aujourd’hui un nouveau chapitre à quelques mois de la sortie du film Les Animaux fantastiques issu lui aussi de l’univers de J.K. Rowling dont l’auteur est elle même la scénariste. Harry Potter et l’enfant maudit est la huitième histoire de la saga, mais et aussi la première histoire écrite spécifiquement pour le théâtre signé Jack Thorne, John Tiffany et bien entendu co-signé par l’auteur des aventures du petit sorcier au succès planétaire : J.K. Rowling. La première mondiale de cette pièce a eu lieu à Londres au théâtre du West End le 30 juillet 2016 et il fut demandé à chaque spectateur de garder le secret sur la pièce.

Résumé : l’action de la pièce se déroule dix-neuf ans après les événements du livre Harry Potter et les Reliques de la Mort et suit les aventures d’Harry Potter, désormais employé au Ministère de la Magie, et de son plus jeune fils, Albus Severus Potter. Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il travaille au cœur des secrets du ministère de la Magie. Marié et père de trois enfants, Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, tandis que son fils Albus affronte le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Quand passé et présent s’entremêlent dangereusement, père et fils se retrouvent face à une dure vérité : les ténèbres surviennent parfois des endroits les plus inattendus.

Pour beaucoup Harry Potter est synonyme de nostalgie ayant grandit au fils des aventures du petit sorcier, que ce soit par l’intermédiaire des livres depuis 1997, où au travers des films depuis 2001 touchant ainsi un public toujours plus nombreux. Et voici que 9 ans après la publication du dernier tome, l’auteur qui avait décidé de mettre un point final à la saga et de ne jamais y revenir… nous annonce comme l’effet d’une bombe une suite, tant désirée, tant attendue de notre héros… Harry Potter tome 8, en stipulant à nouveau au passage qu’il s’agira du dernier, des derniers, des derniers, bref le dernier jusqu’au prochain. Mais le hic c’est que tout le monde l’attend au tournant !!!

Et notre première déception réside dans le fait que l’auteur n’aura que co-signé ce livre issue de son univers, elle n’en sera pas l’auteur, de plus comme il s’agit d’un script de théâtre et non d’un roman à part entière, plus de la moitié des pages sont vides. Les 350 pages qui compose ce nouveau livre, une fois condensés pourraient tenir sur une centaine de pages. Ce n’est qu’un détail, mais qui ne justifie pas les 21€ du livre, ou les 15€ de la version digitale sur tablette. L’histoire qui nous est offerte est balbutiante, incohérente avec le reste de la saga, mais surtout dispensable, sombrant dans la facilité de narration et de construction.




Le récit se mettant à la portée d’un enfant de 10 ans par les discours des différents protagonistes allant dans la surenchère nanardesque, caricaturant les caractères de chacun quand ceux ci sont respectés et où les comportement des adultes que sont devenus les protagonistes initiaux semblent restés sur un modèle de mentalité d’adolescent. En terme de scénario, nous ne sommes pas loin d’un épisode de SF de série Z qui ne prend aucun risque, ne faisant que rabâcher les exploits/aventures de Harry et ses amis. On notera à plusieurs reprise des facilités de remplissage en recopiant des passages des précédents tome en mode flash-back, avec en prime à nouveau des incohérences flagrantes avec l’histoire d’origine… quitte à copier autant le faire correctement ce qui n’est même pas le cas.

Lire Harry Potter et l’enfant maudit équivaut à lire une mauvaise fan fiction écrite par un teenager n’ayant comme base de référence que les films qui sont déjà une version épurée de la saga littéraire. Se limitant par un manque d’imagination à résumer les sept précédentes histoires dans lequel il viendra piocher au grès de ses besoins. Le tout saupoudré d’une homosexualité latente entre les deux amis, qui en plus de n’être pas assumée, n’apporte rien à l’histoire.

Sans vouloir spolier le peu de contenu que le livre propose, il faut dire que nous sommes assez loin de la « lecture passionnante et hypnotisante » promise…. L’histoire n’est qu’un patchwork cousu de fils blanc dont les changements de décors et de zone temporelle à tout bout de champ sont mal exploités, tronqués voire inintéressants au possible. Tout ce qui faisait la magie et la richesse de l’univers d’Harry Potter se milite aujourd’hui a des combats de baguette magique, à l’image des combats de sabre laser de la prélogie de Star Wars pour meubler les lacunes scénaristique. On en viendra à penser que le chiffre émit sur le chèque des droits d’auteur aura eu raison de la morale de J.K.Rowling.

Analyse du livre par Alexandre


Yanick Ruf