0
Posted 30 décembre 2008 by zast in Cinéma
 
 

Viggo Mortensen est un Good actor


 

 

 

 

 

 

Le nouveau film avec l’excellent Viggo Mortensen à sortir sur le territoire américain (sortie US ce jour mais pas de sortie annoncée en France) est Good de Vicente Amorin.


Francfort, pendant les années 30. Le périple initiatique d’un professeur allemand à la vie privée désastreuse dans l’Allemagne nazie. Celui-ci se laisse séduire par le Nazisme, s’engouffre dans le tourbillon du Reich, et se met à trahir sa propre famille et son ami juif…

 

Le trailer est à visionner ICI.

 

On retrouvera en mai prochain Viggo Mortensen dans l’adaptation du nouveau chef d’oeuvre de Cormac Mac Carthy, La Route, réalisée par John Hillcoat avec Guy Pearce et Charlize Theron.

 




 

Voici les premières photos du très attendu La route.

 

 

 

 

Mon avis sur le roman La Route

Plusieurs fois adapté au cinéma (De si jolis chevaux, No country for old men) Cormac McCarthy a sorti en 2007 ce nouveau roman, La Route.
Crépusculaire, dépouillé, La Route est le récit passionnant et bouleversant de la lutte pour la survie de deux êtres, un homme et son enfant, errant dans un univers post-apocalyptique envahi par les ténèbres et les cendres.

De l’origine de cette apocalypse on ne saura rien. Ne reste plus qu’à accompagner ces deux anonymes, pauvres hères en guenilles et décharnés, dans leur périple désespéré sur ces routes dévastées où ils poussent un caddie chargé de couvertures et d’objets divers leur assurant une subsistance précaire vers un ailleurs où l’humanité bienveillante les accueillerait pour construire un avenir plus supportable.

Une tension permanente parcourt tout le récit, le danger sous de multiples formes (la faim, le mauvais temps, des hommes cannibales) menace la progression de nos deux personnages liés par un amour indéfectible que même la mort ne peut défaire.

Filet de lumière et d’ espoir dans ce monde crépusculaire abandonné de Dieu, des vivres en abondance trouvés dans une remise comme un sursis, une mer couleur d’huile où l’on se baigne et joue avant que le froid glacial meurtrisse les corps décharnés, les promesses d’un père à trouver des gens quelque part et à qui le petit apportera le feu car, comme il le dit dans les dernières pages, la bonté l’a toujours trouvé et le trouvera toujours.

Oeuvre puissante traitant du Mal et de la violence des hommes avec pessimisme et amertume liée à une nostalgie teintée de mélancolie pour un monde antérieur où la Beauté, le Calme avaient encore droit de cité, La Route a reçu le Prix Pulitzer en 2007.

La Route s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires aux Etats-Unis et est disponible depuis février 2008 aux Editions de l’Olivier


zast