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Posted 30 septembre 2012 by zast in Interview
 
 

Interview d’INORAN


 

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Présentation Rapide :


Est-il encore nécessaire de présenter Kiyonobu Inoue né le 29 septembre 1970, qui doit son surnom d’INORAN à sa pratique du baseball lorsqu’il était à l’école. Co-fondateur du groupe mythique LUNA SEA, il enchaîne les projets mais se consacre aujourd’hui à sa carrière solo et au groupe MUDDY APES.

Réalisée la veille de son concert, l’interview qui suit a été effectuée en présence de deux confrères : Do Ko et Nihon No Oto que je salue chaleureusement.

 

Avant de laisser place à l’interview, sachez que le concert était excellent, malgré la soirée arrosée de la veille, le travail a été fait et même très bien fait. Une scène peu adaptée pour le concert (en pleine convention bruyante) et quelques soucis techniques n’ont pas arrêté INORAN et ses musiciens qui firent le show du début à la fin ! Les fans étaient présents, hurlaient et ont su galvaniser INORAN qui devenait de plus en plus énergique au fil des chansons !

 

 

 

Interview :


Do Ko : Merci d’être venu pour votre tournée en Europe. Depuis trois albums, vous chantez en anglais, est-ce  un hasard ou c’est parce que vous vouliez vraiment faire carrière à l’étranger ?

J’ai décidé de chanter en anglais pour toucher un maximum de gens d’un maximum de pays ; pour que tout le monde puisse comprendre les paroles de mes chansons.

 

 

Do Ko : Comment écrivez-vous vos chansons ? Est-ce que vous commencez par la musique ou les paroles ?

Je commence par composer la musique, les basses et tous les instruments. C’est seulement après que j’écris le texte.

 

Do Ko : Toujours dans cet ordre là ?

Oui toujours.

 

 

CineAlliance : Au sujet du projet MUDDY APES, pouvez-vous nous en dire quelques mots ? Et surtout, d’où vient ce nom plutôt étrange ?

C’est un projet que j’ai réalisé avec le bassiste Taka Hirose qui fait partie du groupe britannique FEEDER ainsi qu’un musicien de Floride Dean et Meason. Le concept c’est de faire du Rock’n Roll comme bon nous semble, comme on le souhaite. Pour le nom, cela provient du jeu avec la boue, comme les enfants mais la version adulte (rire). Nous apprécions l’idée que ce soit de grandes personnes qui aiment jouer avec la boue et l’un des membres du groupe adore les singes alors j’ai voulu rajouter « Apes » (rire).

 

 

CineAlliance : D’où tirez-vous  l’inspiration pour vos textes ? Est-ce que cela provient d’expériences personnelles ?

Je tire l’inspiration de mes textes de ma propre expérience et aussi en réfléchissant à ce que je veux faire dans le futur.

 

 

Nihon No Oto : Petit retour MUDDY APES, comment s’est créé le groupe ? Qu’est-ce qui vous a donné l’idée ?

Il s’est créé lorsque je buvais avec mon ami Taka du groupe FEEDER et c’est là que nous avons pensé faire le groupe (rire).

 

 

Nihon No Oto : Vous participez à beaucoup de projet. Avez-vous besoin de préparations spéciales pour certains ou restez-vous toujours dans la même optique ?

Il n’y a aucune différence, la préparation est toujours la même quel que soit le projet.

 

 

Do Ko : Vous faites de grandes salles comme le Tokyo Dôme et là, vous venez en faire des plus modestes. Qu’est-ce que cela vous fait ? Est-ce important pour vous de faire également de petites salles ?

Mon sentiment quel que soit le concert ne change pas, j’y vais toujours avec le même dévouement. C’est vrai qu’il existe des groupes qui ne vont que dans de grandes ou de petites salles, mais que je puisse faire les deux c’est vraiment quelque chose de très bien.

 

 

Do Ko : A la base, vous n’étiez pas chanteur…Comment s’est passée votre transition de la guitare au chant ?

Evidemment au début c’était très difficile, mais je trouve que le chant est quelque chose de très agréable à faire et je suis très content de pouvoir chanter.

 

 

Nihon No Oto : Au niveau de votre tournée européenne, avez-vous préparé votre travail de la même manière qu’avec votre tournée japonaise ? Avez-vous demandé des conseils à des gens qui seraient déjà venus faire des concerts en France ?

Je n’ai pas particulièrement demandé de conseils pour ma tournée en Europe mais c’est vrai que la réaction des gens change d’un endroit à un autre. Au final chaque public est différent que ce soit entre celui de Tokyo ou d’Osaka ; ou entre l’Espagne, la France et l’Allemagne. La réaction du public n’est pas la même, ils sont plus ou moins dedans, mais pour moi ce qui compte c’est de créer un lien et de voir comment ça se passe.




 

 

CinéAlliance : Vous êtes déjà venu en Europe avec LUNA SEA, c’est la première fois que vous faites une tournée européenne solo. Qu’est-ce que cela vous fait et pourquoi ce nom de 7 Samouraïs ?

Cette fois-ci  je suis seul, j’aimerais bien créer des liens avec la France pour que cela offre des occasions à une tournée avec le groupe LUNA SEA. Le nom de 7 Samouraïs c’est d’abord parce que nous sommes sept : quatre membres du groupe + trois membres du staff. Enfin, le terme Samouraï parce que cela représente assez bien le Japon.

 

 

Do Ko : Est-ce qu’il vous est arrivé des anecdotes sur scène, ou alors votre guitare que vous avez perdu ? Pouvez-vous nous raconter ce qui a pu se passer de drôle sur votre tournée ?

En fait, pendant le transport entre la Suède et l’Allemagne, la compagnie aérienne a perdu ma guitare et j’ai dû emprunter celle d’un ami. Je l’ai utilisée pour un ou deux concerts, pendant ce temps-là ma guitare était partie en Russie. Au final je l’ai récupérée donc ça va.

 

Do Ko : Et sur scène il ne vous est jamais rien arrivé ?

Il y a quelques petits détails, des petites choses qui ne se sont pas très bien passées mais ce n’est pas très grave au final. Ce sont des problèmes quotidien, le fait qu’on ne m’apporte pas ce dont j’ai besoin tout de suite, etc… C’est plus intéressant quand ça ne se passe pas comme prévu.

 

 

Do Ko : Quels sont vos projets solo maintenant ? Beaucoup de répétition sur les chansons de LUNA SEA ?

Seulement la tournée pour l’instant. Oui pas mal de travail.

 

 

CineAlliance : Vous êtes déjà venu en France à plusieurs reprises, est-ce que vous avez un petit peu visité et qu’avez-vous préféré ?

Ce dont je me rappelle le plus clairement de ma visite à Paris c’est lorsque j’étais resté dans un hôtel près du Louvre. On était en été, il faisait très chaud, je n’arrivais pas à dormir et il n’y avait pas la clim dans la chambre. J’ai décidé de sortir faire une petite ballade et je suis arrivé place Vendôme. J’ai beaucoup aimé l’endroit et je suis resté toute la nuit sur cette place.

 

 

Nihon No Oto : Y a-t-il un artiste avec lequel vous souhaiteriez faire un duo ? Que ce soit quelqu’un encore en activité ou qui se soit arrêté. Est-ce qu’une personne vous a marqué musicalement ?

Il y a beaucoup de gens avec qui je souhaiterais faire des collaborations, mais en particulier U2. C’est un très grand rêve.

 

 

Do Ko : L’année dernière il y a eu le tsunami au Japon, qu’avez-vous ressenti à ce moment-là ?

J’ai réfléchi à ce que je pouvais faire face à cette catastrophe, quelque chose en tant que musicien. J’ai continué à faire de la musique pour passer mon soutien aux victimes.

 

Do Ko : C’est la chanson qu’il a sorti avec LUNA SEA, accessible uniquement sur internet dont les dons ont été transmis aux victimes du tsunami…

C’est tout à fait ça.

 

 

CinéAlliance : Comment vous sentez-vous pour le showcase de demain ?

J’ai très hâte d’être à demain pour le concert et le fait d’être ici aujourd’hui, voir la salle, j’en suis très excité.

 

CinéAlliance : Pas trop stressé ?

Pas du tout stressé (rire)

 

 

Nihon No Oto : Est-ce que vous vous attendiez à voir autant de personnes passionnées par la culture japonaise ?

Ca m’a fait très plaisir de voir l’ambiance ici et j’espère que demain les gens apprécieront mon concert. Je suis très reconnaissant de voir que les Français sont si intéressés par le Japon et la culture japonaise. Je voudrais préciser que de la même manière, au Japon nous aimons énormément la culture française. Je souhaite que des liens se créent entre les deux pays.

 

 

Compte rendu et arrangement par Boris Bonnetin.

Photographie par Boris Bonnetin.

 

 

 

Voir les photos du concert.


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