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Posted 14 avril 2014 by zast in Interview
 
 

Interview de Julien Arruti pour Babysitting


Nous vous proposons 2 interviews de Julien Arruti pour le film Babysitting. Une version texte de la conférence de presse mais surtout une vidéo exclusive du found footage (‘caméra retrouvée’) de Julien Arruti qui se met à table ! Cette vidéo reste dans l’esprit comique du film! D’ailleurs, Julien y parle de ses amis Philippe Lacheau et Tarek Boudali ! Il finit la vidéo sur une grosse surprise réservée aux femmes 🙂

La vidéo a été réalisée avec Gérard Chargé de Ciné Zooms (http://cine-zoom.com/) et Jennifer Wui pour Cinealliance.fr. L’introduction de la vidéo montre une carte mémoire trouvée avant de pouvoir voir l’interview ;).

La vidéo et la conférence de presse ont été faites pendant les 18 èmes rencontres du cinéma de Gérardmer.

N’hésitez pas à relire notre critique du film Babysitting.

La vidéo Found Footage de Julien Arruti pour le film Babysitting :

 

La conférence de presse de Julien Arruti pour le film Babysitting :

Comment avez-vous décidé de faire une comédie de style américain ?

Julien Arruti : Ce n’est pas vraiment une comédie de style américain mais nous sommes une génération qui a aimé beaucoup de styles comme les films de Francis Veber, Very bad trip, les films des Frères Farrelly. On n’a pas la sensation que c’est un film américain mais il y a juste des inspirations américaines. On revendique nos inspirations françaises comme les films de Veber (Le jouet…) et ce sont eux qui nous ont vraiment inspiré.

Avez-vous participé au scénario ?

Julien Arruti : Oui on était 4. Philippe Lacheau, Tarek Boudali, Pierre Lacheau et moi. En fait on écrit ensemble depuis pas mal d’années (la bande à Fifi).
C’est Philippe Lacheau qui en a eu l’idée dans son bain de faire le film car oui, il écrit dans son bain ! D’ailleurs pour les réunions d’écriture c’est compliqué ;).
Pour écrire on se répartit les tâches. On se retrouve en réunion et après on rebondit sur les idées des autres. On marche à l’unanimité pour les choix car s’il y a un trait de caractères, un enjeu ou une vanne que l’on n’aime pas, alors cela ne passe pas car il faut que les 4 soient d’accord.

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Pourquoi avoir mis autant de temps à aboutir (4 ans) ?

Julien Arruti : C’est long car nous sommes des comédiens et il a fallu trouver un producteur motivé, un distributeur motivé.
Le film n’a pas coûté trop cher. Il est en dessous de la barre des 4 millions.

Et pour la maison ?

Julien Arruti : On a pris une vraie maison. L’anecdote est que nous n’avons pas donné le scénario au propriétaire. On lui a juste dit qu’on allait faire un film avec Gérard Jugnot et Clotilde Courau. Après on leur a dit ‘on vous envoie en vacances et vous reviendrez plus tard’. C’était génial. On taguait sur les murs…
Ils ont rendu la caution. Ils vont être surpris lorsqu’ils verront le film.

Et le casting ?

Julien Arruti : Avec Philippe Lacheau on est amis, on a grandi ensemble. On a décidé de travailler entre amis. Tarek, je le connais depuis très longtemps et avec de l’osmose et de la complicité il n’y a rien de mieux. Oui il y a Alice (David) qui était dans Bref, Gérard Jugnot qui était dans le Splendid et qui retrouve un peu sa jeunesse d’antan dans ce délire entre copains… Il y a aussi Philippe Duquesne des Deschiens.
On ressent vraiment la complicité entre les personnes. Oui, ça fait cliché de se dire que le film s’est bien passé, mais pour le coup c’est vrai. On s’est éclaté, on s’est super bien entendu, on a fait des rencontres extraordinaires. Par exemple Vincent Desagnat, je ne le connaissais pas trop et aujourd’hui c’est devenu un super pote. Alice pareil.
Pour Gérard même si on n’a pas tout à fait le même âge on est devenu copains.

Pour en revenir à Philippe, on fait des sketches depuis qu’on est gamins. Philippe était toujours hyper motivé pour faire du cinéma. On faisait des sketches chez ses parents. Une fois on en a fait un où on était dans une navette spatiale et il avait recouvert tout le salon de ses parents avec du papier aluminium.
Une autre fois, on a fait un sketch où on était des flics et on a cassé les 2 voitures de ses parents en 1 sketch. Ils se sont investis et ils sont hyper fiers et contents.

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Y a-t-il eu de l’improvisation sur le tournage ?




Julien Arruti : Il y a très peu d’improvisation car le scénario est hyper écrit. Le found footage est très chorégraphié. On doit répéter en amont car ce sont de grands plans séquences donc il n’y a pas de coupe. C’est très ‘timé’ donc il y a peu d’improvisation.

L’univers de la bande dessiné ?

Julien Arruti : Fifi, Philippe Lacheau dessine très bien. C’est un peu le mec qui se met au fond de la classe et qui dessine les professeurs avec des petits zi….

Et Enzo ?

Julien Arruti : Il était vraiment génial. C’était un peu notre mascotte. Lorsqu’on a été à la fête foraine il était comme un fou car il voyait tous les manèges qu’il n’avait pas le droit de faire d’habitude.
Il a dû prendre entre 5 et 10 ans avec ce film (la scène du bisou). Il s’est éclaté.

Pour les fêtes ?

Julien Arruti : On avait entre 150 et 200 figurants. On a tourné la grosse scène en 3 nuits.

Votre meilleur souvenir ?

Julien Arruti : J’ai adoré le kart. On s’est entraîné avec David Julienne (le petit fils de Rémy Julienne).
Le jour J on s’est retrouvé dans le bois de Boulogne qui était bloqué pour l’occasion.

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Nous remercions Julien Arruti.

Photos par Florian Magyari de Cinealliance.fr et photo de groupe par Gérard Chargé de Ciné Zooms.

Fait pendant les 18 èmes rencontres du cinéma de Gérardmer.


zast