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Posted 26 janvier 2012 by zast in Interview
 
 

Interview d’Izumi TSUBAKI


Izu

 

 

Présentation rapide :

Née un 11 Décembre, Izumi TSUBAKI entame une carrière dans l’enseignement et obtient son diplôme de professeur lui permettant d’enseigner dans les écoles, collèges et lycées.

Pourtant lorsqu’elle est à la faculté deux chemins s’offre à elle : une carrière dans l’enseignement ou devenir Mangaka. A l’heure actuelle, Izumi TSUBAKI a choisi sa voie et c’est en tant que Mangaka reconnue et montante que nous l’interrogeons.

Elle réalisa quelques séries qui lui ont permis de remporter des concours et son premier grand succès fut Sweet Relax (9 volumes). Actuellement elle travaille sur sa nouvelle série phare Fight Girl et nous livre quelques informations à ce sujet.

Vous ne trouverez pas de photographies liées à cette interview, en effet l’auteur n’a pas souhaitée que sa photo soit diffusée sur internet. En contre partie vous trouverez le scan d’une image inédite qu’elle a réalisé pour ses fans français.

 

Présents :

–          TSUBAKI Izumi

–          Son éditrice

–          2 traducteurs

 

Interview :

C.A : Votre dernière série met en scène une intrigue peu courante, un peu voire très insolite, d’où vous est venue cette idée ?

I.T : Surtout pour avoir un concept de femme forte, autonome, indépendante et  qui soit capable de se battre.

 

C.A : Vous-même possédez un diplôme d’enseignante, la relation élève/professeur étant au premier plan, vous êtes-vous servi de votre expérience personnelle dans ce domaine ? Vouliez-vous simplement mélanger vos deux grands univers ou est-ce une simple coïncidence ?

I.T : C’est une idée de mon éditrice, qui perturbe mes propres idées. Je ne veux pas mettre ces choses-là en avant dans la vraie vie : privilégier un élève au détriment des autres, rentrer en conflit avec un élève ou ses parents, il ne faut pas se battre (rire) etc… L’inverse du manga je l’applique dans ma vie professionnelle.

 

C.A : Vous entamez une brillante carrière de mangaka, qu’est-ce qui vous a décidé à prendre cette voie ?

I.T : J’ai commencé à écrire des mangas quand j’étais à la fac, avant la fin de mes études. Ma carrière a vite démarré. C’était difficile pour moi de joindre les deux univers, mais j’y ai pris beaucoup de plaisir. Le plus dur c’était les périodes de stage, pendant lesquelles j’ai dû arrêter d’écrire et de dessiner, c’était une longue absence.

 




C.A : Quelles sont vos sources d’inspiration ? Avez-vous des auteurs ou mangas préférés ?

I.T : J’ai beaucoup de sources d’inspiration ou d’œuvres préférées, difficile d’en nommer une seule. S’il le fallait : Yu Yu Hakusho.

 

C.A : L’intrigue générale de Fight Girl est-elle entièrement figée pour vous ou évolue-t-elle en fonction des retours de vos lecteurs ?

I.T : Je sais où doit aller l’histoire, les demandes des lecteurs sont généralement prisent en compte en fin de volume, sous forme de gags en 4 cases.

 

C.A : Pourquoi un masque de lapin pour Mafuyu ?

I.T : (Rires) Le masque de lapin est un choix graphiquement important, impactant par le fait que le visage n’est pas visible, il permet de cacher son identité et fait référence à un héros ou super-héros.

 

C.A : Quel est le personnage que vous avez le plus de plaisir à dessiner ? Celui que vous avez le plus de difficulté à dessiner ? Votre personnage préféré ? Pourquoi ?

I.T : Le plus agréable à dessiner est Shinobi. Takaomi serait plus simple à dessiner s’il n’était pas professeur, le contraste entre le fait qu’il soit enseignant et son côté puéril est difficile à coucher sur le papier.

 

C.A : Les graves incidents récents du Japon (tsunami + Fukushima), ont-ils eu un impact sur votre travail ?

I.T : Je n’ai pas pu continuer à dessiner, mentalement j’en étais incapable, c’est très difficile de se dire que l’on dessine pendant que d’autres sont sans abri etc… C’est une grosse remise en question de soi dans son rôle au sein d’une catastrophe : puis je continuer à dessiner après ça ?

 

C.A : Quel message voudriez-vous faire passer à vos fans français ? Quel sentiment le fait de voir vos œuvres publiées en France et dans le monde ressentez-vous ?

I.T : C’est un très grand plaisir de voir la publication du manga dans le monde entier. C’est un sentiment étrange de voir tout ça. Ma visite de la France est agréable : Versailles, Champs-Elysées, Fourvière à Lyon, le shopping également mais je n’ai pas assez de sous (rire).

 

C.A : Avez-vous d’autres projets en parallèle ? Une info en avant-première à nous communiquer ?

I.T : Une autre série est en cours sur le site de GanGan/Square Enix, gratuite.

 

 

 

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zast